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La légende personnelle

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La légende personnelle : c’est ce que tu as toujours souhaité faire. Chacun de nous, en sa prime jeunesse, sait quelle est sa Légende Personnelle. Accomplir sa légende personnelle est la seule ET unique obligation des hommes.

Le principe favorable : quand la chance est de notre côté, il faut en profiter et tout faire pour l’aider de la même façon qu’elle nous aide.

Le coeur a peur. Les coeurs des hommes sont ainsi. Ils ont peur de réaliser leurs plus grands rêves, parce qu’ils croient ne pas mériter d’y arriver, ou ne pas pouvoir y parvenir. Nous mourons de peur à la seule pensée d’amours enfuis, d’instants qui auraient pu être merveilleux de trésors introuvables.

Le coeur craint de souffrir et cette crainte de la souffrance est pire que la souffrance elle-même. Aucun coeur n’a jamais souffert alors qu’il était à la poursuite de ses rêves, parce que chaque quête est un instant d’Éternité.

Lorsque tu veux vraiment une chose, tout l’Univers conspire à te permettre de réaliser ton désir : c’est toujours une force positive.

Souviens-toi de toujours savoir ce que tu veux. Ton trésor doit absolument être trouvé pour que tout ce que tu as découvert en chemin puisse avoir un sens.

Sois attentif aux signes. N’oublie pas que tout n’est qu’une seule chose. N’oublie pas le langage des signes. Et surtout, n’oublie pas d’aller jusqu’au bout de ton Destin. Le coeur avertit toujours lorsque l’on s’éloigne de son rêve, du chemin qui nous est tracé.

Celui qui vit sa légende connaît ses besoins. Il n’y a qu’une chose qui puisse rendre un rêve impossible: c’est la peur d’échouer.

La plus grande imposture du monde, c’est lorsqu’à un moment donné de notre existence, nous perdons la maîtrise de notre vie, qui se trouve dès lors gouvernée par le destin.

Chaque jour porte en lui l’Éternité. Toute bénédiction qui n’est pas acceptée risque de se transformer en malédiction.

Lorsque nous cherchons à être meilleurs que nous le sommes, tout devient meilleur aussi autour de nous.

Ne t’abandonne pas au désespoir. Souviens-toi d’un vieux proverbe qui dit que l’heure la plus sombre est celle qui vient juste avant le lever du soleil.

Une quête commence toujours par la Chance du Débutant et s’achève toujours par l’Épreuve du Conquérant.

Paulo Coelho (L’Alchimiste)

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Vous reprendrez bien un verre ? …

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Ne tirez plus la chasse ! Votre urine vaut plus que le pétrole ! Des collégiennes nigérianes ont mis en effet au point un dispositif qui permet de transformer votre urine en électricité.

Le principe de ce générateur est très simple : il suffit de verser le « liquide » dans une cellule d’électrolyse, qui le sépare en azote, eau et hydrogène. L’hydrogène est alors filtré puis stocké dans une bouteille de gaz, avant d’être envoyé dans le générateur pour le faire fonctionner. Les quatre jeunes inventeuses de Lagos ont présenté leur innovation à la Maker Faire Africa, une sorte de concours Lépine local. D’après elles, un seul litre d’urine permettrait d’alimenter en électricité quelques ampoules, une télévision et un ventilateur pendant six heures. Imaginez le résultat si le générateur est alimenté par des coureurs du Tour de France…

Quoi qu’il en soit, pour soutenir ce projet, n’hésitez surtout pas à trinquer en son honneur !

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Le temps de l’expérimentation est arrivé

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Fondateur de l’agence numérique Kernix et directeur du Kernix Lab, François-Xavier Bois est l’auteur d’une dizaine d’ouvrages consacrés aux nouvelles technologies. Il est également le créateur du portail Handistrict, une base de données open-data de tous les lieux d’intérêt français disposant d’installations accessibles aux handicapés. 
QUELLES SONT LES TENDANCES QUE VOUS OBSERVEZ ET QUI TRANSFORMENT L’ENTREPRISE ?

Avec notre activité d’agence numérique, nous constatons que – dans beaucoup d’entreprises – chaque division gère ses propres jeux de données, des données qu’elle conserve jalousement de son côté. Or la capacité à fusionner les données est essentielle pour améliorer la qualité des décisions dans l’entreprise. Prenons l’exemple de l’email marketing : si vous ne disposez que de la base des abonnés sans outil supplémentaire, le même message sera adressé à tout le monde. Greffez le CRM et vous pouvez personnaliser les messages en fonction du client et de ses préférences. Branchez-vous en plus à l’ERP (« Entreprise Resource Planning », qui désigne les progiciels de gestion intégré) et vous disposez d’une information sur l’état des stocks qui vous permet de mettre en place une politique de déstockage. Le raisonnement est similaire pour 100% des besoins de l’entreprise : en croisant les données et en ayant ainsi une vision globale des enjeux, on gagne en pertinence et en efficacité.

Il est d’ailleurs amusant de mettre en rapport ce besoin de décloisonnement et ce qui se passe au niveau des organisations, où la question est sans cesse de savoir qui du marketing, de la communication, du digital, de l’e-business ou de l’innovation prendra le dessus sur l’autre… Mon sentiment est que la notion de division verticale du business est aussi peu adaptée pour le développement de l’entreprise que les silos sont problématiques pour le traitement des données.

CE QUE VOUS EXPLIQUEZ LÀ, C’EST LA PROMESSE D’IBM OU DE SAP, PROMESSE LANCÉE IL Y A 10 ANS ET QUI N’A PAS ÉTÉ TENUE. RENOUVELER LES IMPASSES DANS LESQUELLES ÉTAIENT LES SYSTÈMES D’INFORMATION CLASSIQUES PASSERAIT DONC PAR UN NOUVEL ÉTAT D’ESPRIT CHEZ LES DÉVELOPPEURS DU DIGITAL ?

On observe bien sur des démarches de fusion des données dans certaines entreprises. Certaines s’y essayent, mais le problème est que ces efforts sont focalisés sur un besoin spécifique : ainsi un projet de fusion de données va être tenté pour répondre à un sujet de BI (Business Intelligence), un autre chantier sera ouvert pour mettre au point une DMP (Data Management Plateform)…et on tombe à nouveau dans ce système de pensée où les données sont doublonnées et où il manque un vrai référentiel.

Kernix propose justement de sortir de cette vision pour concevoir un entrepôt de données central, exploité ensuite pour les besoins spécifiques de chaque division de l’entreprise. Cette vision transversale est essentielle pour permettre aux sociétés d’adresser plus rapidement les besoins qui se feront ressentir demain. Et on en revient ici à la fameuse dimension d’agilité de l’entreprise…

UNE AGILITÉ NÉCESSAIRE FACE AUX NOUVEAUX USAGES ET À LA CROISSANCE DU FLUX DE DONNÉES ?

Exactement. L’avènement de l’internet des objets et de tous les capteurs connectés qui vont bientôt nous entourer, va déclencher un véritable raz-de-marée de données. De ce fait, tout produit va pouvoir devenir un service, et de nombreuses sociétés industrielles vont devoir très vite muter vers des industries de services. Il sera alors impératif d’être parfaitement agile et de ne surtout pas concevoir aujourd’hui des systèmes qui seront incapables d’accueillir les données demain. La banque et l’assurance en ont particulièrement conscience et ces deux secteurs ont engagé une véritable course contre la montre pour se digitaliser : l’arrivée de Google sur leur territoire n’est pas du tout pris à la légère.

LES ENTREPRISES PEUVENT ELLES SE RÉFORMER EN LEUR CŒUR OU EST-IL NÉCESSAIRE POUR ELLES DE SYSTÉMATIQUEMENT CONDUIRE LEURS PROJETS EN EXTERNE (RACHAT DE START-UPS, ETC.) COMME ELLES LE FONT ACTUELLEMENT POUR LA PLUPART ?

C’est une autre tendance qui me frappe : les grands groupes ont pris désormais conscience que « l’expérimentation » doit occuper une place importante. Qu’il faut essayer et accepter l’échec éventuel. Mais cela implique un fonctionnement plus souple et plus agile, afin de se donner la possibilité d’essayer et de changer. C’est quelque chose de très nouveau qui se situe à des années-lumière de leur manière traditionnelle d’opérer !

Ces groupes qui innovent et expérimentent, commencent par des investissements restreints, sur des cycles courts. Puis, en fonction des premiers retours, ils passent à différentes phases d’industrialisation. Cela devient petit à petit pour eux une vraie culture, sans constituer pour autant un immense projet industriel complexe qui ferait peser une pression sur leurs épaules (avec la panique qui s’en suit si leur expérimentation ne fonctionne pas).

Les entreprises se rendent compte aujourd’hui qu’elles sont passées à côté de gros business en agissant à l’ancienne, en ayant peur d’expérimenter et en pensant que tel ou tel service ne correspondait pas à leurs métiers d’origine. Elles sont aujourd’hui dans l’obligation d’expérimenter en permanence, quels que soient les moyens mis en œuvre pour cela : cellule innovation, incubateurs de startups, ou spin-off en effet.

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Les 7 caractéristiques d’un entrepreneur à succès

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C’est toujours la même chose avec ce genre de titre racoleur : « Les 4 ingrédients fondamentaux de la réussite » ou bien « Les 5 façons de faire de l’argent en restant assis sur sa chaise » … On clique sur le lien avec un sourire dubitatif sur les lèvres en se disant qu’on va encore se faire avoir.

Pourtant là, je peux vous dire que c’est très bien vu. Les caractéristiques principales d’un entrepreneur sont effectivement celles appartenant à la liste suivante :

– La ténacité

– Croire en sa capacité à changer le monde (passion)

–  Tolérance à l’incertitude

– Vision (dans le sens d’avoir des coups d’avance sur le marché)

– Capacité à prendre des risques calculés (se faire confiance)

– Être flexible voire contorsionniste

– Aimer faire péter les règles établies

Je ne sais pas si ce sont les caractéristiques d’un entrepreneur « à succès » mais je peux vous dire que ce sont bien les principales caractéristiques d’un entrepreneur qui se lance vraiment en affaires et qui a des chances de durer, donc de réussir. Parce que, même s’il se plante, il se relèvera et recommencera.

Je résumerais ça en disant que LA caractéristique fondamentale de l’entrepreneur est de ne pas avoir peur de l’échec. Il transforme le plus souvent la peur de l’échec (tolérance à l’incertitude) en l’intégrant au processus d’essais et d’erreurs nécessaire à toute élaboration de projet.

Finalement, un entrepreneur est fascinant parce qu’il nous montre le résultat d’un lâcher prise qui n’est pas évident à faire pour le commun des mortels. Ne vous y trompez pourtant pas : ce n’est pas un don qu’il a eu à la naissance mais bel et bien le résultat d’une évolution darwinienne. Rares en effet sont les entrepreneurs qui réussissent la première fois ! Tous vous monteront leurs cicatrices et leurs blessures de guerre comme autant de trophées qui prouvent qu’ils sont bien vivants.

Et vous, vous vous y mettez quand ?

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Anatomie d’un Elevator pitch

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Pour ce premier article de l’année (je sais, je suis impardonnable) je vais essayer de vous donner le jus nécessaire pour présenter votre projet à des investisseurs potentiels. Cet article est largement issu de me s pérégrinations sur le web.

Qu’est-ce qu’un Elevator pitch?

L’Elevator pitch est une courte présentation de 30 à 60 secondes de ce que vous faites et pourquoi quelqu’un devrait travailler avec vous. Le nom américain de cette approche se résume par une conversation rapide qui permet de provoquer chez un investisseur de l’intérêt pour votre projet d’affaires.

L’Elevator pitch est régulièrement utilisé par les entrepreneurs qui sont en recherche d’un financement auprès d’anges financiers/investisseurs et VC pour leur «start-up». On oublie toutefois, selon moi, que l’Elevator pitch peut-être aussi utile pour un entrepreneur ayant choisi le bootstrapping comme source de financement. En effet, l’Elevator pitch peut vous aider à mieux structurer votre idée et comprendre le coeur de votre entreprise. Il peut également vous permettre d’approcher des collaborateurs ou partenaires pour mieux développer votre idée, vendre vos services ou votre produit plus rapidement à des prospects intéressants, etc.

Imaginons par exemple que vous prenez l’ascenseur. Vous reconnaissez la personne qui est à côté de vous. C’est une personne bien placée et vous savez qu’elle pourrait vous aider à atteindre plus rapidement certains objectifs en lien avec la croissance de votre entreprise/projet. Cette personne ne vous connaît pas toutefois et vous devez vous démarquer rapidement avant d’arriver à l’étage souhaité. Par où commencer? Quels sont les éléments importants à mentionner? Plus précisément… qu’allez-vous lui dire ?

L’Anatomie d’un Elevator pitch

Tout comme bâtir une entreprise, il n’y a pas de formule exacte. Même un modèle gagnant n’est pas nécessairement parfait. Il faut prendre en considération les nombreux conseils donnés par les entrepreneurs, anges financiers/investisseurs VC ou conseillers, être en mesure de comprendre les bases d’un Elevator Pitch mais surtout de le répéter régulièrement afin d’avoir des commentaires constructifs qui vous permettront de le peaufiner.

L’Elevator Pitch doit donc être être court et attirer l’attention. Prendre le temps de travailler sur ce dernier et surtout de le partager à vos proches qui ne connaissent pas votre domaine d’activité peut être très utile.

 « Je pitch donc je suis » –  Guy Kawasaki.

Inspirée par la recette proposée par Dikran Husseindjian, voici une adaptation de l’approche :

  • L’Accroche (Optionnel ) : «Grab»
  • Les éléments essentiels  (Obligatoire ) : Problème ( Solution actuelle / Catégorie de compagnie ) / Votre solution / Avantages / Différentiateur
  • Les appuis (Optionnel ) : Crédibilité / Modèle d’affaires
  • L’Appel à l’action (Obligatoire ) :  «Call to action»

Pour illustrer des exemples lors de la rédaction d’un Elevator pitch, je partage ceux que l’on retrouve sur le blogue d’Isabelle Genest  qui résume aussi le tout à sa façon.

 

1. L’Accroche

L’accroche est une introduction qui consiste à attirer l’attention. Elle est appelée «Grab» par les investisseurs.

ex: J’ai vu le PDG d’une compagnie de sécurité publique arriver avec son casque et manteau de pompier  lors de sa présentation devant une assemblée d’investisseur. C’était approprié parce qu’il est vraiment pompier et que c’était fait avec goût et pertinence. N’arrivez pas déguisés à un cocktail…:-) 

2. Les éléments essentiels du Elevator pitch

Ces éléments sont considérés comme très importants lors de la rédaction d’un Elevator pitch.

2.1.Problème

Il s’agit du problème auquel votre solution ou vos services répondent. Il est conseillé de le raconter comme une histoire ou encore trouvez une analogie. Le problème doit être évident. Dikran Husseindjian propose aussi de faire référence à des statistiques.

  • Ex : « Saviez-vous que chaque fois qu’une compagnie d’aviation demande à un pilote de voler elle n’a pas de système pour savoir si les certifications du pilote ou le nombre d’heures déjà travaillées sont en règles ? Celà a coûté plus de XXX$ en amendes et vols retardés à  ABC aviation l’an dernier ! » ou encore « Pouvez-vous croire que j’ai du aller 2 fois au garage pour des bris sur ma voiture à cause du mauvais état des routes dans les 6 derniers mois et que personne au ministère des transports ne peut savoir globalement où les routes doivent être réparées en priorité, à chaque année ? »

2.1.1 Situation actuelle

La situation actuelle est ce qu’utilisent présentement vos clients. Si vous vous adressez à un investisseur, vous pouvez mentionner que les gens sont obligés d’utiliser des mauvaises solutions. Si vous parlez à un prospect intéressant, il est conseillé de vous exprimer sincèrement.

  • Ex : « Présentement, la plupart des compagnies utilisent un système maison sur Excel. Est-ce ce que vous utilisez ? » ou « Imaginez, pratiquement partout en Amérique du nord, on doit analyser des tronçons de route en déviant la circulation et on ne peut faire que 5 km d’analyse par  jour en moyenne ! »

2.1.2 Catégorie de compagnie

Il est conseillé de bien déterminer la catégorie de votre entreprise pour permettre à votre client cible de comprendre le type de services ou produits que vous offrez. Pour connaître les catégories d’entreprises possibles, vous pouvez par exemple regarder dans le registraire des entreprises du Québec celles qui sont reliées à vos concurrents. Outre les sites web de vos clients, les catégories affichées dans les répertoires d’entreprises sur le web peuvent également vous permettre de bien formuler cet énoncé.

2.2. Votre solution

La solution que vous offrez pour répondre au problème doit être évidente. Que faites-vous exactement. Qu’offrez-vous ? L’utilisation des termes communs, faciles à comprendre est conseillé.

  • Ex : « Ma compagnie, XYZ tech, analyse la chaussée à partir d’un camion qui roule à 100km/heures, jour ou nuit, au soleil ou sous la pluie. Pas de détours, pas de temps perdu, pas d’erreurs »

2.3. Avantages

Quels sont les avantages d’utiliser vos services ou votre produit pour le client ? Il est conseillé d’utiliser des chiffres !! C’est ce que votre interlocuteur retiendra et aura de la facilité à répéter à son réseau de contacts par la suite.

  • Ex : « On a le résultat du test de gaz toxiques en 15 minutes au lieu de 6 heures et pour 30% du coût » ou  « En 18 mois, Bidule Airlines a évité de payer 475 000$ en heures perdues à ses pilotes grâce à nous »

Voici un petit outil pour vous aider à calculer le bénéfice . Cet outil se retrouve dans la présentation de Dikran Husseindjian et également sur le blogue de Isabelle Genest.

2.4. Différenciateur

Il n’est pas vrai que l’on a pas de compétiteurs. Que ce soit des compétiteurs directs ou indirects, on en a tous.

Si vous n’êtes pas différent, pourquoi j’achèterais de vous ? Essayez de démontrer votre niche ; vous compétitionnez où personne ne se trouve.

  • Ex : « Contrairement aux firmes d’ingénieurs et contracteurs, nous ne vendons pas des services de consultation mais bien un produit qui s’installe facilement sur une flotte de camion existante. »

3. Les appuis

Cette étape consiste à écrire ce qui peut ajouter de la valeur à votre Elevator pitch. On parle évidemment de la crédibilité et du modèle d’affaires. Pour la crédibilité, il peut s’agir par exemple des recommandations faites par des clients ou encore des chiffres démontrant les retombées de vos services ou de votre produit chez un client. Il peut également être question de noms de personnes reconnues qui vous appuient dans votre projet. Pour le modèle d’affaires, il s’agit d’expliquer brièvement comment vous gagner d’argent avec votre produit.

4. L’appel à l’action

Cette étape consiste à terminer l’Elevator pitch avec une phrase qui invite l’investisseur à vous donner votre carte d’affaires ou à poser une action, histoire de rester en contact avec vous pour parler davantage de vos services ou de votre produit.

  • Ex : Nous serons à Montréal au début de la semaine prochaine. Puis-je appeler votre adjoint –e pour trouver un moment idéal à votre agenda pour que nous nous voyions plus longtemps afin que vous puissiez décider si vous voulez essayer notre produit ? »

Tester votre Elevator pitch

J’ai trouvé sur le site de Embrase, un formulaire vous permettant de tester votre Elevator Pitch. N’hésitez pas à vous pratiquer devant votre entourage personnel et professionnel et ensuite soumettre votre projet afin de recevoir leurs commentaires.

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La clarté de l’esprit et la force de l’action (2/2)

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Pierre Alzingre est le fondateur de Visionari, une agence de conseil française en innovation qui aide les marques et les entreprises autour de deux objectifs: développer la marque comme un symbole de qualité et de garantie, et concevoir l’innovation comme un outil de management et de pérennité pour l’entreprise. Visionari conçoit également des événements collaboratifs comme La Startup est dans le préStart’up Lycées ou Start’up Game dans les universités ou les écoles de commerce. 

AVEC L’ÉVÉNEMENT « START-UP LYCÉES« , VOUS AVEZ SOUHAITÉ DONNER VIE AUX IDÉES DE LYCÉENS. QUELLE LEÇON EN AVEZ-VOUS TIRÉE QUANT AUX ASPIRATIONS DE LA (TRÈS) JEUNE GÉNÉRATION D’ENTREPRENEURS?

Ce concours a été créé avec des professeurs dans un lycée, ainsi qu’avec des entrepreneurs. C’est un programme assez unique. Sature Lycées nous enseigne beaucoup sur la génération Z : cette génération est plus solidaire, plus entreprenante que les générations précédentes. Les lycéens actuels n’ont pas la peur de vivre moins bien que leurs parents (caractéristique propre à la génération Y) ou la trouille de perdre ce qu’ils ont (génération X). Ils sont hyper-digitaux, ils croient dans le collaboratif, ils font bouger les lignes. Les entreprises qu’ils créent sont collectives, ils savent associer les disciplines entre elles, et surtout ils savent essayer, tenter, oser. Je suis certain qu’ils vont faire exploser les régimes en place, non par la révolution, mais par une simple clarté d’esprit associée à la force de l’action. Quand le député de la circonscription de Lunel est venu (ville où s’est tenu le premier « Start-up Lycée » ), aucun lycéen ne lui portait d’attention car c’était un politique. Quand il a commencé à parler de son action concrète, de son entreprise, leur regard a changé. Car les Z croient à l’action, pas aux promesses.

Le projet gagnant du premier Startup Lycée est très significatif : « Kipoura » est un site internet qui permet l’orientation des lycéens…par des lycéens : test de personnalité et de valeurs, liens avec les anciens, algorithme affinitaire, etc. Une innovation qui entraîne une évolution de la fonction de conseiller d’orientation ! C’est un projet qui résume bien les lycéens : faire les choses ensemble, rapidement et avec des valeurs.

VOUS ÉCRIVIEZ RÉCEMMENT QUE « LES ENTREPRENEURS SE DEVAIENT DE DÉVELOPPER DES MARQUES OU DES CONCEPTS « VERTUEUX », PORTEURS « D’IDÉAUX ET DE VALEURS »« . LES ENTREPRENEURS SERAIENT-ILS DONC LES NOUVEAUX GARANTS D’UN MONDE MEILLEUR?

On sent en effet désormais la présence forte du consommateur-citoyen. Et les entrepreneurs sont plus visionnaires que les politiques sur ce domaine. Les marques doivent donc devenir des repères de qualité et d’engagement, et les entrepreneurs peuvent devenir des guides sur cette voie. Les politiques n’ont jamais été aussi fiers de défendre ces démarches vertueuses, ces fonctionnements agiles, car ils sont incapables de les promouvoir dans leurs systèmes administratifs ou leurs grands groupes publics cadenassés de l’intérieur.

Je crois au « marketing du bonheur », non pas pour promouvoir une consommation qui soit source d’équilibre, mais pour promouvoir une consommation provocatrice d’équilibre. C’est à dire promouvoir le bonheur, les petits bonheurs, amenés par la confiance, la tranquillité, l’assurance du bon produit et du bon service, qui est fabriqué en pensant au client, au salarié et à la planète.

QUEL A ÉTÉ VOTRE DERNIER EFFET « WHAOUH »?

Mon dernier effet « whaouh » a été pour les activités de l’entrepreneuse Aline Herbinet, qui aide les enfants hospitalisés à refaire du sport, un sport adapté qui participe à leur mieux vivre, à l’estime de soi et à la guérison. Son entreprise v@si développe un système de visioconférence permettant à ces enfants de faire du sport dans leur chambre, entraînés par un professionnel à distance. Elle a d’ailleurs créé récemment les premiers jeux olympiques des enfants hospitalisés, par visio, permettant ainsi à un jeune français de concourir avec un jeune italien en direct de leurs chambres respectives. Innovation, valeurs et engagement, un exemple qui parle aujourd’hui de ce que doit être le monde de demain.

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La clarté de l’esprit et la force de l’action (1/2)

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Pierre Alzingre est le fondateur de Visionari, une agence de conseil française en innovation qui aide les marques et les entreprises autour de deux objectifs: développer la marque comme un symbole de qualité et de garantie, et concevoir l’innovation comme un outil de management et de pérennité pour l’entreprise. Visionari conçoit également des événements collaboratifs comme La Startup est dans le pré, Start’up Lycées ou Start’up Game dans les universités ou les écoles de commerce.

QUELLES SONT D’APRÈS VOUS LES TROIS TENDANCES À L’OEUVRE AUJOURD’HUI ET QUI FONT LE MONDE DE DEMAIN?

La première est le pouvoir du « je » – dont le selfie est l’une des expressions. Tout est tourné vers « moi », car tout le monde peut me voir, m’écouter, m’entendre, me lire. « Je » n’a jamais été aussi important, car comme une grande majorité d’occidentaux, je peux prendre la parole et être entendu sur les réseaux sociaux. C’est une première dans l’histoire de l’humanité: une vraie démocratie participative dont on a vu assez rapidement les limites d’ailleurs, notamment en politique. La puissance du « je », c’est une façon en marketing de remettre le client au cœur, et pour le politique de remettre l’action citoyenne en bonne place.

La deuxième tendance est celle du « nous ». Plus le « Je » s’impose, plus des mouvements de fonds apparaissent pour dire qu’une autre solution est possible. Nous vivons une lente évolution vers une concentration des richesses et un chômage de masse inouïs. La collision entre les deux provoque l’émergence d’une autre voie : celle de ceux qui fédèrent, qui partagent. Je suis stupéfait de voir du coup à quel point les grandes personnalités sont désormais accessibles : Twitter vous permet de parler directement avec un ministre, de rompre toutes les chaines de décision, d’apostropher un leader économique. Ces leaders, peuvent alors détecter et soutenir rapidement des initiatives isolées, les encourager : la puissance du « je » augmentée par celle du « nous ».

La troisième tendance est liée aux deux premières : c’est celle du potentiel des entrepreneurs. L’année 2017 [année des élections présidentielles en France, ndrl] risque d’être encore celle d’une bataille de promesses impossibles à tenir. Car expliquer que l’on est en train de changer d’époque demande du courage, de l’investissement. Ce n’est pas facile. Or on se trouve face à une France qui est encore tenue par des rouages d’un autre temps… Heureusement, les entreprises sont là, et les français aiment leurs entreprises, ils y sont attachés, car elles sont des TPE/PME pour la plupart. Les entrepreneurs ont donc la responsabilité du monde de Demain : la responsabilité d’orienter, de fédérer, de donner l’exemple surtout à travers la conception de produits et de services qui respectent la planète et ceux qui y habitent.

VOUS AVEZ CRÉÉ LE CONCOURS « LA START-UP EST DANS LE PRÉ« . PENSEZ-VOUS QUE L’IMAGE DES STARTUPS, ASSIMILÉES À LA SILICON VALLEY OU AUX GRANDES CAPITALES, EST INEXACTE? VOIT-ON SE DESSINER UNE NOUVELLE GÉOGRAPHIE DE L’INNOVATION?

On assiste aujourd’hui à une « start-upisation » de l’économie. Les entreprises veulent se développer en mode start-up : rapidité, force de l’équipe, innover pour se différencier, capacité à fédérer, à gagner des médias plutôt qu’à les acheter, etc.

Cela émane d’une vraie volonté d’innovation, de concevoir une innovation qui se diffuse, en partant de ce monde des startups et des laboratoires, pour envahir tout le reste de l’économie. Cette marche en avant se caractérise également par la co-construction : on imagine, on construit avec les parties prenantes, pour augmenter l’acceptation des projets et des innovations. Avec la co-construction, une entreprise a la chance unique de voir son innovation diffusée et acceptée par le plus grand nombre très rapidement.