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Le temps de l’expérimentation est arrivé

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Fondateur de l’agence numérique Kernix et directeur du Kernix Lab, François-Xavier Bois est l’auteur d’une dizaine d’ouvrages consacrés aux nouvelles technologies. Il est également le créateur du portail Handistrict, une base de données open-data de tous les lieux d’intérêt français disposant d’installations accessibles aux handicapés. 
QUELLES SONT LES TENDANCES QUE VOUS OBSERVEZ ET QUI TRANSFORMENT L’ENTREPRISE ?

Avec notre activité d’agence numérique, nous constatons que – dans beaucoup d’entreprises – chaque division gère ses propres jeux de données, des données qu’elle conserve jalousement de son côté. Or la capacité à fusionner les données est essentielle pour améliorer la qualité des décisions dans l’entreprise. Prenons l’exemple de l’email marketing : si vous ne disposez que de la base des abonnés sans outil supplémentaire, le même message sera adressé à tout le monde. Greffez le CRM et vous pouvez personnaliser les messages en fonction du client et de ses préférences. Branchez-vous en plus à l’ERP (« Entreprise Resource Planning », qui désigne les progiciels de gestion intégré) et vous disposez d’une information sur l’état des stocks qui vous permet de mettre en place une politique de déstockage. Le raisonnement est similaire pour 100% des besoins de l’entreprise : en croisant les données et en ayant ainsi une vision globale des enjeux, on gagne en pertinence et en efficacité.

Il est d’ailleurs amusant de mettre en rapport ce besoin de décloisonnement et ce qui se passe au niveau des organisations, où la question est sans cesse de savoir qui du marketing, de la communication, du digital, de l’e-business ou de l’innovation prendra le dessus sur l’autre… Mon sentiment est que la notion de division verticale du business est aussi peu adaptée pour le développement de l’entreprise que les silos sont problématiques pour le traitement des données.

CE QUE VOUS EXPLIQUEZ LÀ, C’EST LA PROMESSE D’IBM OU DE SAP, PROMESSE LANCÉE IL Y A 10 ANS ET QUI N’A PAS ÉTÉ TENUE. RENOUVELER LES IMPASSES DANS LESQUELLES ÉTAIENT LES SYSTÈMES D’INFORMATION CLASSIQUES PASSERAIT DONC PAR UN NOUVEL ÉTAT D’ESPRIT CHEZ LES DÉVELOPPEURS DU DIGITAL ?

On observe bien sur des démarches de fusion des données dans certaines entreprises. Certaines s’y essayent, mais le problème est que ces efforts sont focalisés sur un besoin spécifique : ainsi un projet de fusion de données va être tenté pour répondre à un sujet de BI (Business Intelligence), un autre chantier sera ouvert pour mettre au point une DMP (Data Management Plateform)…et on tombe à nouveau dans ce système de pensée où les données sont doublonnées et où il manque un vrai référentiel.

Kernix propose justement de sortir de cette vision pour concevoir un entrepôt de données central, exploité ensuite pour les besoins spécifiques de chaque division de l’entreprise. Cette vision transversale est essentielle pour permettre aux sociétés d’adresser plus rapidement les besoins qui se feront ressentir demain. Et on en revient ici à la fameuse dimension d’agilité de l’entreprise…

UNE AGILITÉ NÉCESSAIRE FACE AUX NOUVEAUX USAGES ET À LA CROISSANCE DU FLUX DE DONNÉES ?

Exactement. L’avènement de l’internet des objets et de tous les capteurs connectés qui vont bientôt nous entourer, va déclencher un véritable raz-de-marée de données. De ce fait, tout produit va pouvoir devenir un service, et de nombreuses sociétés industrielles vont devoir très vite muter vers des industries de services. Il sera alors impératif d’être parfaitement agile et de ne surtout pas concevoir aujourd’hui des systèmes qui seront incapables d’accueillir les données demain. La banque et l’assurance en ont particulièrement conscience et ces deux secteurs ont engagé une véritable course contre la montre pour se digitaliser : l’arrivée de Google sur leur territoire n’est pas du tout pris à la légère.

LES ENTREPRISES PEUVENT ELLES SE RÉFORMER EN LEUR CŒUR OU EST-IL NÉCESSAIRE POUR ELLES DE SYSTÉMATIQUEMENT CONDUIRE LEURS PROJETS EN EXTERNE (RACHAT DE START-UPS, ETC.) COMME ELLES LE FONT ACTUELLEMENT POUR LA PLUPART ?

C’est une autre tendance qui me frappe : les grands groupes ont pris désormais conscience que « l’expérimentation » doit occuper une place importante. Qu’il faut essayer et accepter l’échec éventuel. Mais cela implique un fonctionnement plus souple et plus agile, afin de se donner la possibilité d’essayer et de changer. C’est quelque chose de très nouveau qui se situe à des années-lumière de leur manière traditionnelle d’opérer !

Ces groupes qui innovent et expérimentent, commencent par des investissements restreints, sur des cycles courts. Puis, en fonction des premiers retours, ils passent à différentes phases d’industrialisation. Cela devient petit à petit pour eux une vraie culture, sans constituer pour autant un immense projet industriel complexe qui ferait peser une pression sur leurs épaules (avec la panique qui s’en suit si leur expérimentation ne fonctionne pas).

Les entreprises se rendent compte aujourd’hui qu’elles sont passées à côté de gros business en agissant à l’ancienne, en ayant peur d’expérimenter et en pensant que tel ou tel service ne correspondait pas à leurs métiers d’origine. Elles sont aujourd’hui dans l’obligation d’expérimenter en permanence, quels que soient les moyens mis en œuvre pour cela : cellule innovation, incubateurs de startups, ou spin-off en effet.

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Passez à l’effectuation (3/3)

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David Edwards est écrivain et professeur de génie biomédical à l’Université de Harvard, aux Etats-Unis. En 2007, il a fondé à Paris le Laboratoire, un lieu dédié à la rencontre entre artistes et scientifiques et qui a vu naître une série de produits innovants comme le Whaf ou les wikipearls.

PARLEZ NOUS DU PRODUIT PHARE DE CETTE ANNÉE, L’OPHONE…

L’idée de départ était de réfléchir à l’avènement de la communication olfactive, et nous avons notamment conçu cet objet qui permet d’envoyer et de recevoir des parfums sur son téléphone. Aujourd’hui l’objet existe, il y a un site dédié, une application. Plusieurs milliers d’arômes sont déjà disponibles et pendant les mois à venir, en fonction des retours des premiers utilisateurs, nous ferons évoluer sa forme ainsi que les gammes d’arômes disponibles, en fonction des besoins et des envies du public.

La communication olfactive représente selon moi un grand territoire d’opportunités, car elle permet de communiquer de manière plus efficace. Dans certains domaines, ses potentialités sont évidentes, comme dans celui de l’alimentation. Mais il peut également être intéressant dans le secteur des transports, de la santé, des loisirs… Pour l’industrie du café, par exemple, les fabricants pourront communiquer sur leurs produits de manière simple et efficace, en BtoB, avec des acheteurs potentiels qui découvriront à distance leurs nouvelles saveurs.

L’OPHONE EST DONC UN BON EXEMPLE DE LA DÉMARCHE QUE VOUS SUIVEZ AU LABORATOIRE?

Tous nos projets relèvent au départ d’un rêve. Mais l’important, c’est d’aller au bout de la démarche, à chaque fois. La réussite du Laboratoire se mesurera au succès des innovations qui en sortent: il est important qu’elles intègrent la vie quotidienne du public. On constate d’ailleurs depuis quelques années qu’il y a de plus en plus d’investissements dans les laboratoires scientifiques, parce que leur capacité à produire des choses utiles est reconnue. Le Laboratoire, pour nous, c’est la possibilité d’essayer plein d’idées. Une espèce de bac à sable de la création! Et aujourd’hui, 7 ans après son ouverture, on a davantage confiance pour aller encore plus loin.

QUE VOUS INSPIRE LE PHÉNOMÈNE DES FABLABS, QUI PROMET DE TRANSFORMER CHACUN D’ENTRE NOUS EN UN CRÉATEUR OU UN INNOVATEUR POTENTIEL ?

L’évolution de la manière de concevoir la création est saisissante. On est entré dans une nouvelle ère et la distinction entre apprendre, créer et produire est en train de disparaître. D’ailleurs, lorsqu’on découvre un nouvel outil, on ne lit pas un long texte pour comprendre comment il fonctionne : on fait et on apprend, de manière intuitive. J’ai tout de même une réserve : les grands innovateurs adorent apprendre, et ils en ont besoin. Aujourd’hui, il est difficile d’admettre ou de faire comprendre qu’il faut des années d’apprentissage avant de pouvoir créer ou innover.

QUEL A ÉTÉ VOTRE DERNIER EFFET WHAOUH?

Ma plus grande source d’émerveillement, ce sont mes enfants. La jeunesse me fascine, avec cette volonté d’exister et de réaliser ses rêves. C’est d’ailleurs cela qui nous guide au Laboratoire : on est là pour réaliser des rêves…

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Passez à l’effectuation (2/3)

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David Edwards est écrivain et professeur de génie biomédical à l’Université de Harvard, aux Etats-Unis. En 2007, il a fondé à Paris le Laboratoire, un lieu dédié à la rencontre entre artistes et scientifiques et qui a vu naître une série de produits innovants comme le Whaf ou les wikipearls.

QUELLES SONT D’APRÈS VOUS LES TROIS TENDANCES À L’OEUVRE AUJOURD’HUI ET QUI FONT LE MONDE DE DEMAIN?

La première tendance, c’est que l’innovation dans le domaine des idées, des produits, des services ou des modes de vie va beaucoup plus vite. Les grandes innovations de notre époque ont en commun leur rapidité, et le fait qu’elles aient été rendues possibles grâce à un dialogue avec le public. La jeunesse exige aujourd’hui de participer à la création de demain.

La seconde tendance est apparue il y a une quinzaine d’années. Dans l’histoire de la civilisation, la nature a toujours été un modèle qui inspirait les designers. Depuis que l’on a compris son fonctionnement avec autant de précision, grâce à la biologie et aux autres sciences, on a pu commencer à créer en reproduisant ce fonctionnement. C’est ce qu’on appelle le biomimétisme. C’est dans cette optique, par exemple, que nous avons conçu les WikiCell, des emballages alimentaires comestibles, inspirés par la peau des fruits.

La troisième tendance, c’est la reconnection progressive entre les mondes virtuels et réels. Les frontières entre ces deux univers s’estompent.

VOUS ÊTES LE FONDATEUR DU LABORATOIRE À PARIS. COMMENT A DÉBUTÉ CETTE AVENTURE?

Je suis professeur à Harvard et au début des années 2000, je discutais avec mes collègues et avec des créateurs sur l’environnement de l’innovation. Nous évoquions la question du cloisonnement, de la coexistence nécessaire entre les cultures. Il nous semblait que l’interdisciplinarité était indispensable et que la plupart des grandes innovations voyaient le jour dans un cadre non institutionnel. J’ai donc voulu créer un lieu où les créateurs soient accueillis et encouragés, et où ils puissent entretenir un dialogue intime avec le public. Un peu à l’image de ce que permet internet: un village global où les idées sont échangées, où les créateurs peuvent partager librement.

COMMENT FAITES-VOUS POUR MAINTENIR CET ENVIRONNEMENT CRÉATIF?

J’avais imaginé plusieurs modèles au départ, notamment celui d’accueillir des artistes en résidence, mais j’ai compris que les créateurs de grand niveau n’ont ni le besoin ni le temps de s’installer dans un lieu fixe. Ce qu’il leur faut, c’est un environnement propice à la création. Le lieu [Le Laboratoire, ndrl] a beaucoup évolué depuis 2007, sa surface a quasimment doublé. On réalise aujourd’hui deux expositions par an. Entre 30 et 40% de ces projets sont connectés à mes idées et à mes envies, et les autres sont totalement indépendants de moi. La constante, c’est que chaque projet est guidé par un artiste ou par un designer. L’autre impératif, c’est qu’il faut, pour que ce laboratoire ait un sens, que quelque chose en sorte à la fin. Cette structure doit permettre aux idées prometteuses de continuer à exister, de se développer et de s’implanter dans le quotidien.

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L’évolution de la manière de concevoir est saisissante. La distinction entre apprendre, créer et produire disparaît : lorsqu’on découvre un nouvel outil, on ne lit plus un texte pour comprendre son fonctionnement: on fait et on apprend de manière intuitive.

David Edwards

C’est le thème du grand entretien de la semaine. Où l’on comprend qu’il est nécessaire de modifier notre conception de l’éducation si  nous voulons accompagner nos enfants à concevoir le monde de demain …

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Se créer une autre histoire …

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«Chaque salarié, quels que soient sa vie, ses mérites et ses démérites, doit pouvoir faire de ses expériences un beau projet, une autre histoire. Cela s’appelle la méritocratie, […] il s’agit de valoriser des compétences et des savoirs-faire pour les faire reconnaître. »

Pascale de Rozario est sociologue, Directeur de recherche au Conservatoire national des arts et métiers (Cnam Paris). Spécialiste du monde du travail, nous présentons un entretien complet dans un article dès demain.

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L’urgence de ralentir

 

Toujours plus vite, toujours plus pressés. Nous sommes entrés dans l’ère de l’immédiateté, celle des profits, celle de l’information, celle de la satisfaction individuelle. Que traduit cette accélération de nos modes de vie ? Avec quels risques dans une planète aux ressources limitées ? Comment résister à cette injonction du toujours plus vite ? C’est ce qu’interroge Philippe Borrel dans son dernier film, L’urgence de ralentir, diffusé le 2 septembre sur Arte en France. Il est allé à la rencontre de ceux qui expérimentent des alternatives concrètes à contre-temps du modèle dominant néolibéral.

L’immédiat et la vitesse sont devenus la norme. L’accélération, notre rythme quotidien.« Mais à quel prix ? Et jusqu’à quand ? » interroge le réalisateur Philippe Borrel dans son dernier film, L’urgence de ralentir« Ce que nous vivons, appuie l’économiste Geneviève Azam, c’est vraiment la colonisation du temps humain dans toutes ses dimensions – biologique, social, écologique – par le temps économique. C’est un temps vide, sans racine, sans histoire, seulement occupé par la circulation des capitaux ». Directement pointés du doigt, les milieux financiers et la logique d’actionnaires en attente d’une rentabilité immédiate.

Illustration de cette accélération financière et technologique, le trading haute fréquence dans lequel les algorithmes ont remplacé les hommes. « Le marché est un serveur mettant en relation des acheteurs et des vendeurs qui sont désormais des algorithmes, relate Alexandre Laumonier, auteur de 6Un ordre est exécuté au New York Stock Exchange en 37 microsecondes, soit 1350 fois moins de temps qu’il n’en faut pour cligner de l’œil… » Le rythme est désormais dicté par les machines. « Celui qui compressera le temps le plus rapidement possible gagnera la partie », assène le sociologue Douglas Rushkoff. A moins que les catastrophes écologiques, économiques et sociales annoncées ne prennent les devants.

Première partie d’une série sur le temps et le changement de paradigme économique de la société, nous verrons comment des groupes « d’entrepreneurs » décident de réagir à travers le monde.

D’après l’article de Sophie Chapelle sur www.bastamag.net

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Savoirs et connaissances

Je suis toujours étonné du nombre de personnes qui n’arrivent pas à faire la différence entre « savoirs » et « connaissances ». L’article qui suit en est un exemple frappant. Il considère que le coût des études post secondaires augmentent et passerait de 80 K$ aujourd’hui à 140 K$ pour ceux qui naissent en 2014 (soit une augmentation de 75% pour une génération, ce qui est normal a priori).

Oui mais voilà, beaucoup de gens pensent aussi que 140 K$ à épargner pour demain est beaucoup plus difficile que 80 K$ à épargner aujourd’hui. Pourquoi ? On n’en sait rien et naturellement l’article n’en parle pas. On nous apporte donc des solutions toutes faites qui sont censées sauver le monde et notre porte monnaie par la même occasion : j’ai nommé le REEE !

Attention, je ne remets pas en cause le REEE qui est un très bon produit mais la façon de présenter le sujet avec une introduction angoissante et des sous-entendus assez nauséabonds. On oublie naturellement de poser les bonnes questions qui fâchent :

  • Chaque individu aura-t-il les « moyens » (intellectuels, financiers, environnementaux, …) d’accéder aux études post-secondaires ? (l’article en parle comme d’une évidence)
  • Les études post-secondaires sont-elles la panacée pour trouver un emploi et s’épanouir dans la vie ?
  • Les études pour quoi faire ?
  • Les études pour faire quoi ?
  • Allons-nous rester dans une structure sociale identique à celle d’aujourd’hui ? (selon toute vraisemblance, il y a peu de chances ; il est plus que probable que nous vivions des bouleversements profonds dans les prochaines années)
  • Avons-nous vraiment besoin d’un diplôme pour réussir notre vie ?
  • Et j’en passe …

Vous avez envie que votre enfant réussisse sa vie non ? Alors commencer tout de suite à épargner pour les études de vos enfants. Sinon vous serez des mauvais parents. CQFD. C’est un peu ce que semble nous dire cet article qui m’a mis très mal à l’aise. De quoi a besoin mon enfant ? D’argent ? D’amour ? D’eau fraiche ? D’études brillantes ?

A mon avis, le rôle essentiel des parents est un rôle « spirituel » : expliquer aux enfants comment vivre une vie « bonne » (et non pas une bonne vie), tournée vers le bien et la progression personnelle. Et ça, ça ne s’apprend pas à l’école ou à l’université. Ca ne coûte rien mais ça prend toute une vie.

C’est ce que nous essayons d’enseigner (au sens premier du terme) chez Catal!s. La différence entre « savoirs » et « connaissances », c’est qu’on se sert de l’un (le savoir) pour alimenter le second (la connaissance – naitre avec en latin). Et vice versa. Or, aujourd’hui, on nous dit que seul le savoir nous permettra de nous en sortir, de résoudre tous nos problèmes. Et le savoir coute cher, donc il faut économiser pour le bien de nos enfants.

Je suis persuadé au contraire que c’est la connaissance qui va nous donner les armes pour affronter le monde (comme l’indique le schéma suivant) et de passer à « l’énaction ». Nous avons besoin d’une « pensée planétaire », capable d’accueillir et de discuter avec l’incertitude, d’une « voie moyenne ». Nous avons besoin d’agilité pour passer à l’action et concevoir nos vies de façon positive.

Et ça, on ne l’apprend que chez Catal!s. Ca coûte moins cher et ça rapporte plus gros …

CONNAISSANCE SAVOIR

Voilà l’extrait de l’article en question. Attention danger !

Les parents canadiens s’attendent à payer près de la moitié des études postsecondaires de leurs enfants

MONTRÉAL, QUÉBEC – (Marketwired – 25 août 2014) – Au moment où des milliers d’étudiants cheminent vers les campus du pays, BMO Gestion mondiale d’actifs dévoilait aujourd’hui les résultats d’une étude démontrant que leurs parents s’attendent à payer près de la moitié (42 pour cent) des dépenses universitaires ou collégiales de leurs enfants, y compris les droits de scolarité, les manuels et les fournitures scolaires, ainsi que les frais de subsistance.

Les autres sources de financement suivantes ont été citées :

  • aide fédérale ou provinciale aux étudiants (18 pour cent du total des coûts);
  • épargne des étudiants (17 pour cent);
  • bourses d’études (11 pour cent).

Le sondage a également démontré que moins de la moitié des parents (46 pour cent) auraient souhaité avoir davantage de soutien de la part de leur famille ou de leurs amis pour les aider à financer les études, et plus de la moitié (52 pour cent) estiment que les gens devraient contribuer à l’épargne en vue des études postsecondaires de leurs enfants plutôt que de leur offrir des cadeaux.

De plus, près de quatre-vingts pour cent (79 pour cent) des répondants s’inquiètent de la hausse croissante des coûts des études postsecondaires et 70 pour cent craignent que leurs enfants ne puissent pas se permettre de telles études.

« Comme plusieurs parents canadiens paient une aussi grande part des études universitaires ou collégiales de leurs enfants, il n’est pas étonnant que la majorité d’entre eux soient préoccupés par les coûts qui y sont associés », a indiqué Leon Jackson, vice-président, BMO Gestion mondiale d’actifs. « Le coût total actuel d’un diplôme universitaire de premier cycle peut dépasser les 80 000 $ et devrait même atteindre 140 000 $ pour un enfant né en 2014, quand viendra le temps de s’inscrire à un établissement d’enseignement. Compte tenu de l’ampleur de ces montants, plus tôt les parents commencent à épargner pour les études de leurs enfants par le biais de véhicules avantageux sur le plan fiscal, comme le régime enregistré d’épargne-études (REEE), mieux ils s’en tirent ».

Selon l’étude, les deux tiers (66 pour cent) des parents ont déjà établi un REEE pour leur enfant, ce qui représente une hausse substantielle par rapport à 2012, alors que seulement 52 pour cent des parents l’avaient fait.

Préoccupations non financières liées à la vie universitaire ou collégiale

Le sondage a également examiné les préoccupations autres que financières des parents à l’égard de l’expérience de vie de leur enfant dans le milieu universitaire ou collégial. En voici quelques exemples :

  • dénicher un emploi après l’obtention du diplôme (75 pour cent);
  • obtenir de bonnes notes (67 pour cent);
  • vivre une expérience globale enrichissante (63 pour cent);
  • rester concentré sur l’école sans trop faire la fête (60 pour cent).

« Il est évident que les parents se font déjà assez de souci quand vient le temps d’envoyer leurs enfants à l’école, sans qu’ils aient à se demander comment ils vont pouvoir payer leurs études », a ajouté M. Jackson. « Établir un REEE dès que possible, y cotiser souvent et profiter des aides gouvernementales, comme le bon d’études canadien, peut contribuer à atténuer le stress financier associé au financement des études postsecondaires ».

D’après un article de Réseau Finances