Lien

PS08 : comment se différencier ?

Après la gestion des risques et la nécessité de faire de la prospective pour s’en sortir en tant qu’entrepreneur, on va se poser la question que tout banquier va vous poser : comment se différencier ? Qu’est-ce qui fait de vous et de votre projet une pépite unique que je dois absolument acheter ?

Un proverbe de la Silicon Valley (sic) dit « si une idée vaut 1 et un plan d’affaires 10, un entrepreneur vaut 100 ! » Je suis persuadé qu’il est nécessaire de prendre cette valorisation en compte si on veut réussir son projet. Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise idée, il y a des personnalités qui cherchent à « progresser » (du latin pro gradare, aller pour). Créer une entreprise, c’est un acte mystique et mystérieux où l’on cherche à changer le monde. Pour soi, pour les autres, pour … on ne sait pas vraiment en fait.

D’après Daymond John, le fondateur de FuBu, « la première chose à faire est de comprendre ce que vous apportez au monde et de vous en convaincre. Une fois que vous avez compris qui vous êtes, sortez de chez vous et criez-le très haut et très fort. Les gens comprendront ! »

J’aime cette citation qui est aussi un programme d’entrepreneuriat. On a vu que la gestion des risques était le programme nécessaire pour se mettre à la place du client et continuer d’exister, la prospective la condition sine qua non pour prévoir les retournements de conjoncture et anticiper ce que fera la concurrence. Il faut maintenant essayer de se différencier en jouant les règles du jeu mieux que la concurrence.

Pour cela, il est impératif que je sache qui je suis, où j’en suis et ce que j’apporte au monde de NOUVEAU et/ou d’EXCEPTIONNEL. La réponse est souvent simple et évidente : VOUS, votre énergie, votre individualité, etc. C’est simple à dire mais c’est compliqué de se l’avouer. Comprendre qui vous êtes, c’est déjà se différencier, c’est déjà créer de la valeur, c’est déjà apporter quelque chose de nouveau (innovation) au monde ! Votre feuille de route des 20 prochaines années est déjà toute tracée … On dit merci qui ?!!

Dans ce cours, on abordera les thèmes suivants :

  • se différencier selon la courbe de vie du produit
  • se différencier par les achats
  • se différencier par la rupture technologique
  • se différencier par la rupture managériale
  • construire de nouveaux marchés
  • de l’importance de la culture dans la création de valeur
  • faire du commerce, c’est maitriser sa source et livrer vite
  • un modèle de processus d’innovation
  • quelle performance pour la jeune entreprise ?
  • comment créer un système de partage des richesses ?
  • la question : quel est le savoir unique que l’on a ?
  • la force d’une PME n’est pas la rentabilité, c’est la flexibilité !
  • l’agilité comme différenciation majeure !

A votre disposition pour toute question métaphysique ou autre 🙂

Advertisements
Lien

PS07 : mon projet peut-il réussir ?

C’est LA grande question que tout le monde se pose avant de lancer son entreprise. Naturellement, si j’avais la réponse à cette question, je serais riche à l’heure actuelle. On viendrait me consulter de partout et on me ferait des offrandes faites de fruits exotiques, d’esclaves dansant nues, … Bon, j’arrête, ce n’est pas le sujet 🙂 Je voulais simplement dire que je serais doté de pouvoirs surhumains de divination et d’immortalité que personne ne possède à l’heure où j’écris cet article. « Je sais que je ne sais rien » disait la Pythie de Delphes …

Cette longue introduction pour vous sensibiliser sur un point qu’on a déjà vu dans le cours (PS06) sur la gestion des risques : l’entrepreneur est un devin, il fait de la prospective, il cherche à connaître les risques avant qu’ils n’arrivent. C’est un caractère avant d’être un surhomme, un filou avant d’être un homme d’affaires, un instinctif avant d’être un diplômé … Une personnalité particulière donc qui cherche à s’adapter aux situations plus qu’elle ne cherche à adapter les situations à ses envies ou à ses phantasmes.

Un proverbe de la Silicon Valley (sic) dit « si une idée vaut 1 et un plan d’affaires 10, un entrepreneur vaut 100 ! » Je suis persuadé qu’il est nécessaire de prendre cette valorisation en compte si on veut réussir son projet. Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise idée, il y a des personnalités qui cherchent à « progresser » (du latin pro gradare, aller pour). Créer une entreprise, c’est un acte mystique et mystérieux où l’on cherche à changer le monde. Pour soi, pour les autres, pour … on ne sait pas vraiment en fait.

A petites touches impressionnistes, on dépeint les facteurs clés de succès de l’entrepreneur. Ils apparaissent en négatif contre tous les clichés post modernes qu’on a bien voulu collé sur ces aventuriers des temps modernes. On peut même affirmer que la réussite d’un projet, c’est la construction d’un réseau de personnes et de partenaires qui sont susceptibles de suivre le créateur n’importe où ! Autrement dit, êtes-vous capable d’inspirer confiance ?

Il n’existe pas de réponse simple à cette question. Elle est très culturelle et intimement liée à la société dans laquelle vous évoluez. Un article à tendance sociologique pourrait être rédigé à ce propos d’ailleurs. Je ne crois pas qu’il y ait d’études réalisées sur ce sujet. Au Québec, société bi culturelle, je sens qu’on oscille entre un « just do it » anglo saxon et un « pêché véniel de l’excès de confiance en soi » très catholique. De quoi devenir rapidement schizophrène. Il faudra choisir son camp si on veut 10.000 entrepreneurs de plus par an sur la région de Montréal …

En tout état de cause, je vous conseille vivement la lecture de ce cours ultra puissant qui aborde les thèmes suivants :

  • qu’est-ce qui me fait croire que mon projet va réussir ?
  • valeur = différenciation sur coût total de possession
  • différenciation et valeur d’usage
  • différenciation et valeur de signe
  • valeur et coût total de possession
  • faire du marketing, c’est rendre le rêve possible
  • faire des affaires, c’est tenir ses promesses
  • quelle politique « d’attaque » des marchés ?
  • théorie des cycles économiques de Schumpeter
  • la crise, c’est la vie !
  • avez-vous une idée de votre chemin à 3 ans ? (road map)
  • réussir son échec : l’exemple d’entrepreneurs qui ont d’abord échoué

Pour filer un peu plus la métaphore, on pourrait dire que vos échecs vont conditionner vos réussites futures. Si vous refusez d’échouer, vous ne « réussirez » probablement jamais. C’est la loi en forme de paradoxe de la création d’entreprise.

Vidéo

Q/R semaine 5 : l’innovation est-elle nécessaire à la création d’entreprise ?

Nouveau format pour les questions et réponses chez Catalis ! On écoute vos remarques et on essaie d’évoluer vers plus d’interactivité. N’hésitez pas à commenter les vidéos ou à poser vos questions.

Une autre question fondamentale à la création d’entreprise : dois-je forcément innover si je lance une entreprise ? La réponse ne se fait pas attendre : OUI !!! Trois fois oui. Tout dépend de la notion d’innovation en fait. Nous n’avons pas besoin d’un centre de Recherche et développement coûteux pour faire de l’innovation. Ecouter son client suffira amplement.

Si vous vous intéressez aux innovations de rupture, lisez la présentation SlideShare suivante et vous verrez ce que risquent les banques à ne pas innover. En fait, ce n’est pas l’innovation qui est un facteur bloquant mais bel et bien le manque d’innovation qui mène l’entreprise à sa perte.

Vidéo

Q/R semaine 5 : mon idée est-elle bonne ?

Nouveau format pour les questions et réponses chez Catalis ! On écoute vos remarques et on essaie d’évoluer vers plus d’interactivité. N’hésitez pas à commenter les vidéos ou à poser vos questions.

Une idée qu’on nous pose souvent : mon idée est-elle bonne ? Il faut savoir qu’une idée n’est pas bonne ou mauvaise. C’est une idée. Elle ne vaut que si on la met en pratique. La question devient alors : comment passer à l’action ? Pour le savoir, regardez cette courte de vidéo de 5 minutes !

Lien

PS02 : la matrice d’exploration

Quelles sont les questions fondamentales auxquelles il faut répondre quand on lance son projet ? A qui et comment les poser ? Mesurer pour diminuer le risque de la création.

Pour filer la métaphore du cours précédent sur les outils de recherche d’information, nous voici aujourd’hui confronter à l’organisation de nos données et des résultats de nos recherches. C’est là où le fameux CQQCOQP intervient ! On appelle ça en jargon technique « la matrice d’exploration« . Ce sont les 7 questions qui définissent les « circonstances » d’une situation (étymologiquement « se qui se tient autour de »).

Bref, on vous demande, vous vous demandez quelles sont et quelles seront les circonstances de votre projet et de votre réussite. Vous me suivez jusque là ? Non ? C’est normal.

Vous êtes sur le point d’emprunter le long chemin de ce qu’on appelle « les cycles de vie du savoir et de la connaissance« . Comment, d’une de vos compétences, on obtient une donnée factuelle qui vous mène vers la réussite ? Mystère. Si vous êtes intéressés, je vous demanderais d’attacher vos ceintures pour le Grand Voyage. Si cela vous fait peur, vous avez toujours la possibilité de descendre en cours de route.

On continue ?

Ok. On n’a pas la réponse à toutes les questions ; il est temps de commencer à poser des questions aux autres ! « La connaissance s’acquiert par l’expérience, tout le reste n’est que de l’information » d’après Monsieur Einstein. Et je suis bien d’accord avec lui. Vous venez chez Catalis pour acquérir de l’expérience au contact d’entrepreneurs. A vous de commencer à maitriser les différentes étapes de la recherche d’informations !

Vous trouverez ci-après les thèmes abordés lors de ce cours :

– des mesures pour quoi faire ?

– évaluer le potentiel d’une idée

– la vérité ne correspond pas à ce qu’on dit la première fois !

– optimiser la satisfaction

– étude qualitative – étude quantitative : des méthodes différentes

– choisir le mode de recueil de l’information

– définir le guide d’entretien vs le questionnaire

– réaliser le terrain

– la dynamique de l’entretien

– Analyse et synthèse

A votre disposition pour en parler plus avant si vous avez des questions.