Les entrepreneurs sortent-ils des grandes écoles ?

 

 

 

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Devenir entrepreneur rime souvent avec devenir riche. Ceci est un ascenseur social accessible à tout le monde. Mais notre société dirigée par les égalitaristes a su créer un mythe, que l’accès à cet ascenseur est désespérément bloqué par l’inégalité des chances et que le coût des études supérieures, notamment dans les grandes écoles, empêche les enfants issus des familles modestes de s’en sortir. Contrairement aux idées reçues, les entrepreneurs sortent très peu des grandes écoles.

Commençons par les États-Unis. L’histoire de Mark Zuckerberg, qui s’ennuyait tellement sur le campus de Harvard qu’il y avait créé une entreprise (qui quelques années plus tard valait quelque 60 milliards de dollars), a déjà fait le tour du monde. L’entrepreneur a quitté son alma mater après n’y être resté que quelques années, pour pouvoir s’occuper de son entreprise.

Si l’on regarde le classement Fortune des 500 plus grandes entreprises américaines, parmi ceux qui ont réussi en créant une entreprise après avoir abandonné leurs études universitaires, on retrouve Bill Gates (Microsoft), Michael Dell (Dell), Larry Ellison (Oracle), Steve Jobs (Apple), Richard Branson (Virgin), Ralph Lauren (Ralph Lauren) et Mark Zuckerberg que nous venons d’évoquer.

Sans surprise, la plupart des personnes de cette liste se sont contentées de quelques années d’études supérieures, souvent dans des universités et des collèges médiocres, pour pouvoir finalement répondre à leur vraie vocation, l’entreprise.

Comme Zuckerberg, Bill Gates est allé à Harvard et n’y est resté que deux ans. Steve Jobs n’a passé qu’un semestre au Reed Collège à Portland en Orégon. Dell a abandonné l’Université du Texas à l’âge de 19 ans. Lauren a été inscrit dans un peu connu Baruch Collège de New York mais a aussi abandonné au bout de deux ans. Branson, étant enfant dyslexique, a mené des études secondaires si médiocres que son professeur lui aurait dit « Tu finiras en prison ou milliardaire ». Quant à Henry Ford, il n’a jamais été plus qu’un apprenti dans un atelier d’usinage de fer.

Alors, des années d’études supérieures, souvent très coûteuses et nécessitant l’endettement de leur bénéficiaire, sont-elles vraiment indispensables pour quelqu’un qui souhaite poursuivre son rêve et devenir entrepreneur ? 
Comme le remarque Catrine Fake, créatrice de Flickr et de Hunch, entreprise spécialisée dans les algorithmes de recommandation rachetée en 2011 par eBay pour quelque 80 millions de dollars, elle aussi a abandonné ses études universitaires :

« College works on the factory model, and is in many ways not suited to training entrepreneurs. You put in a student and out comes a scholar. Entrepreneurship works on the apprenticeship model ».

Ceci est aussi le cas en France. Toutes les grandes écoles, que ce soient celles de commerce ou d’ingénieurs, préparent essentiellement des cadres supérieurs pour les grandes entreprises. Elles forment des personnes à des postes précis demandés par les entreprises et, par conséquent, ont pour but d’assurer des emplois à leurs diplômés. Les grandes écoles ne visent pas à former à l’entrepreneuriat. Pour créer une entreprise, il faut souvent être autodidacte et savoir franchir des règles et des cadres imposés par l’enseignement général, ce qui n’est pas vraiment le profil des classes préparatoires et des grandes écoles.

Une enquête menée auprès des jeunes diplômés des grandes écoles montre que seulement 0,5% d’entre eux se lancent dans la création d’entreprise après avoir fini leurs études. La grande majorité poursuit une carrière traditionnelle en tant que cadre salarié, probablement en grande partie pour rentabiliser les années de formation.

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Comme dans chaque règle, il y a des exceptions. Certains entrepreneurs ont fait des études brillantes, certains même ont réussi le doctorat. Parmi eux, il y a les créateurs d’Adobe, Cisco, Sun, Google et Intel, toutes des entreprises de haute technologie.

Mais quant aux autres, y a-t-il vraiment une inégalité des chances pour ceux qui ont des idées et qui souhaitent les réaliser en tant qu’entrepreneurs ? Ou sont-ils simplement barrés par nos fonctionnaires qui ont eu de longues années d’études et se sont ainsi privés de la chance de devenir entrepreneurs et milliardaires, ces milliardaires qui fondent des empires et des emplois et non des réglementations ??

Extrait de http://www.emploi-2017.org

La façon la plus « sécuritaire » pour lancer une entreprise

The Least Scary Way to Start a Business

 

You know you want to be an entrepreneur. But after that, things get a little fuzzy. Try starting with this simple plan.

You are ready–you think–to start your own business.

You have discovered a market need, and you are convinced you have come up with a way to fill it. But after that, things get fuzzy. You don’t have a clue about how to raise money or create a website or do the thousand and one other things that all the books on entrepreneurship tell you to do.

Let me see if I can help.

Making a decision to start anything new is scary. And when you read how the experts tell you to go about it–they advocate creating things you know absolutely nothing about: for example, writing a business plan— the process seems completely overwhelming.

It isn’t.

Let me see if I can simplify things.

By asking the question « How do I start my business? » you have already taken the first, huge step, and you have gone much farther than most people ever go.

The first thing you need to have, before you start a company, is desire. You have to really want to start your business. If you don’t have the requisite desire, you won’t stick with starting up and you certainly won’t keep going in the face of all the obstacles you are inevitably going to face.

However, with desire in place, neither creating a business plan nor raising money is your next step.

If I were to reduce where you go from there to a formula, it would be:

1. Act.

Take a small, smart step toward your goal. What’s a smart step? It’s one where you act quickly with the means at hand. What you know, whom you know, and anything else that’s available. In other words, there is not a whole lot of planning involved. You get under way as quickly as you can.

2. Learn.

What seems to work? What doesn’t? What are people asking you for that you didn’t anticipate? What things do they think you should change or eliminate? Every time you act, the universe changes. Maybe your first small step got you closer to starting a business. Maybe it didn’t. But either way, you learned something.

3. Build.

If you pay attention, you always learn something from taking that small step. Take what you have learned and incorporate it into your thinking. Then…

4. Repeat.

Take another small step. Pause after taking that one to see what you learn, and so on. You keep going through the process and repeating it until you reach your goal, or you decide it is not possible, or you no longer want to.

Act. Learn. Build. Repeat. That’s the way to go instead of creating a formal business plan or doing a lot of market research.

Extrait de Inc.