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STR02 : le plan d’affaires (2)

La stratégie n’est pas une somme d’actions mais une intention déclinée en actions. C’est là où le business planning intervient ! Quelles sont les tâches que je dois faire ? Quelles sont mes priorités ? Qui dois-je rencontrer pour amplifier mon message ? Puis-je tout faire seul ou ai-je besoin d’aide ?

Comme dirait Jean-Christophe Rufin dans son livre « immortelle randonnée », « le chemin est une alchimie du temps sur l’âme« . C’est pareil pour la création d’entreprise. Il est urgent de prendre son temps et de valider les réponses à nos questions. Déposer les statuts de son entreprise n’est pas le but ultime du créateur. Il faut prendre conscience du chemin qu’on emprunte et essayer de se connaître mieux soi-même. C’est fondamental dans une démarche commerciale où on se vend autant sinon plus qu’on ne vend son produit. Refuser cette évidence est courir au-devant de graves troubles !!!

Nous avons vu dans la présentation précédente que le Potentiel de Performance = Ressources x Positionnement Stratégique x Système Organisationnel. Définir son potentiel de performance, c’est donc définir sa vision d’entreprise et tenter de répondre aux questions stratégiques fondamentales. Auxquelles s’ajoute LA question qui revient sur toutes les lèvres depuis le début de la cohorte :

  • Quelle est l’intention de mon projet ?

Car c’est l’intention qui crée l’énergie et donne l’identité à la société / au projet. Je vous conseille donc de passer un peu de temps sur cette question en particulier. L’intention est le croisement entre une technologie et une application. Elle permet de se focaliser sur une opportunité de marché. Lancer une entreprise, ce n’est pas seulement se faire plaisir, c’est répondre à une problématique du marché, à un besoin non satisfait du client. Cela repose sur un constat ou une expérience d’un milieu et non sur une envie personnelle …

On niaise, on niaise mais détecter une opportunité business n’est pas donné à tout le monde ! C’est aussi montrer les atouts et les avantages concurrentiels pour réussir sur ce marché.

Dans cette présentation, on abordera aussi les points suivants :

  • le plan d’affaires pour qui (le lecteur) ?
  • accepter ses points faibles et en faire des points de négociation
  • l’énergie du projet se situe dans les intentions
  • ne pas laisser en suspens des enjeux majeurs
  • démontrer comment on va construire la performance de l’entreprise
  • la structure du plan d’affaires
  • conditions pour un « bon » plan d’affaires

Des compléments de formations et d’informations sont disponibles à ce propos (le plan d’affaires) dans les cours sur GeniusBee. Le post est à suivre.

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STR01 : le plan d’affaires (partie 1)

Est-ce un exercice imposé ou un enjeu réel pour l’entrepreneur ? That is ZE question. Concernant le plan d’affaires en tout cas. Comme nous l’avons vu dans un article précédent (le business planning), il y a une relation presque organique entre la démarche rationnelle de validation et d’organisation de nos idées et le document qui consigne les résultats de ce travaille. J’insiste sur le mot rationnel (du latin « ratio » qui signifie « mesure »). La création d’entreprise et son corollaire, le plan d’affaires, seraient donc une démarche intellectuelle qui irait de l’intuition à la mesure de cette intuition, de la réflexion à l’action, du rêve à la réalité, …

Le plan d’affaires n’est pas, ne doit pas être, une succession de mots vides de sens. Chaque phrase, chaque action doivent être pesées, validées, documentées. Comme dans le film Memento (http://youtu.be/0vS0E9bBSL0) de Christopher Nolan où le personnage principal doit reconstituer sa vie et mener l’enquête alors qu’il a perdu l’usage de sa mémoire immédiate. En bref, créer son entreprise N’EST PAS mettre en oeuvre son idée ; c’est valider et MESURER si son idée s’adapte à la réalité du marché dans lequel on vit.

Le risque d’échec les plus importants en lancement d’entreprise est certainement parce qu’on ne veut pas écouter ce que les gens nous disent. Notre regard déforme la réalité par rapport à notre expérience antérieure. On tombe dans le « piège abscons ». C’est certainement le but ultime du plan d’affaires que de permettre, dans un cadre précis, de définir les fonctions et les finalités d’une activité. On veut donner une image crédible du projet aux partenaires ou aux futurs partenaires. C’est tout simplement une feuille de route pour la création.

Dans cette présentation, on va aborder les thèmes suivants :

  • le plan d’affaires pour quoi faire (le but) ?
  • outil de communication pour soi et pour les autres
  • outil de gestion des risques
  • outil de décision (CQQCOQP)
  • nécessité d’intégrer les finalités personnelles de l’entrepreneur
  • la plan d’affaires pour faire quoi (le contenu) ?
  • outil de communication de l’identité du projet et de son attrait (potentiels et risques)
  • outil de suivi des réalisations
  • outil de planification

On cherche à démontrer le potentiel de performance attendu d’une entreprise qui n’existe pas encore !!! La mise en cohérence de mon potentiel de performance va définir la vision de mon entreprise. On peut se concentrer à apporter les réponses à ces questions stratégiques fondamentales :

– reste-t-il encore des places dans mon environnement ?

– quelle sera ma place sur le marché ?

– qui sont mes concurrents ?

– quelle est la source de satisfaction de mon client ?

– quelle est la source de valeur de mon offre pour le client ?

– ai-je un avantage concurrentiel déterminant ?

Voilà pour le moment. N’hésitez pas à me poser des questions si vous avez des doutes sur la signification d’un des termes utilisés.