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J’ai inventé le panneau solaire flexible

Alan Heeler est un prix Nobel de chimie qui a trouvé le moyen d’imprimer des cellules photovoltaïques sur du plastique souple et transparent. Grâce à son invention, un nouveau champ des possibles s’ouvre dans notre quotidien. Inspirant.

Imaginez une ville auto suffisante en énergie ou des centrales de désalement d’eau dans les pays chauds … Une invention, une initiative peut parfois changer le monde. Nous vivons une époque formidable, venez nous rejoindre 🙂

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Passez à l’effectuation (3/3)

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David Edwards est écrivain et professeur de génie biomédical à l’Université de Harvard, aux Etats-Unis. En 2007, il a fondé à Paris le Laboratoire, un lieu dédié à la rencontre entre artistes et scientifiques et qui a vu naître une série de produits innovants comme le Whaf ou les wikipearls.

PARLEZ NOUS DU PRODUIT PHARE DE CETTE ANNÉE, L’OPHONE…

L’idée de départ était de réfléchir à l’avènement de la communication olfactive, et nous avons notamment conçu cet objet qui permet d’envoyer et de recevoir des parfums sur son téléphone. Aujourd’hui l’objet existe, il y a un site dédié, une application. Plusieurs milliers d’arômes sont déjà disponibles et pendant les mois à venir, en fonction des retours des premiers utilisateurs, nous ferons évoluer sa forme ainsi que les gammes d’arômes disponibles, en fonction des besoins et des envies du public.

La communication olfactive représente selon moi un grand territoire d’opportunités, car elle permet de communiquer de manière plus efficace. Dans certains domaines, ses potentialités sont évidentes, comme dans celui de l’alimentation. Mais il peut également être intéressant dans le secteur des transports, de la santé, des loisirs… Pour l’industrie du café, par exemple, les fabricants pourront communiquer sur leurs produits de manière simple et efficace, en BtoB, avec des acheteurs potentiels qui découvriront à distance leurs nouvelles saveurs.

L’OPHONE EST DONC UN BON EXEMPLE DE LA DÉMARCHE QUE VOUS SUIVEZ AU LABORATOIRE?

Tous nos projets relèvent au départ d’un rêve. Mais l’important, c’est d’aller au bout de la démarche, à chaque fois. La réussite du Laboratoire se mesurera au succès des innovations qui en sortent: il est important qu’elles intègrent la vie quotidienne du public. On constate d’ailleurs depuis quelques années qu’il y a de plus en plus d’investissements dans les laboratoires scientifiques, parce que leur capacité à produire des choses utiles est reconnue. Le Laboratoire, pour nous, c’est la possibilité d’essayer plein d’idées. Une espèce de bac à sable de la création! Et aujourd’hui, 7 ans après son ouverture, on a davantage confiance pour aller encore plus loin.

QUE VOUS INSPIRE LE PHÉNOMÈNE DES FABLABS, QUI PROMET DE TRANSFORMER CHACUN D’ENTRE NOUS EN UN CRÉATEUR OU UN INNOVATEUR POTENTIEL ?

L’évolution de la manière de concevoir la création est saisissante. On est entré dans une nouvelle ère et la distinction entre apprendre, créer et produire est en train de disparaître. D’ailleurs, lorsqu’on découvre un nouvel outil, on ne lit pas un long texte pour comprendre comment il fonctionne : on fait et on apprend, de manière intuitive. J’ai tout de même une réserve : les grands innovateurs adorent apprendre, et ils en ont besoin. Aujourd’hui, il est difficile d’admettre ou de faire comprendre qu’il faut des années d’apprentissage avant de pouvoir créer ou innover.

QUEL A ÉTÉ VOTRE DERNIER EFFET WHAOUH?

Ma plus grande source d’émerveillement, ce sont mes enfants. La jeunesse me fascine, avec cette volonté d’exister et de réaliser ses rêves. C’est d’ailleurs cela qui nous guide au Laboratoire : on est là pour réaliser des rêves…

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Passez à l’effectuation (2/3)

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David Edwards est écrivain et professeur de génie biomédical à l’Université de Harvard, aux Etats-Unis. En 2007, il a fondé à Paris le Laboratoire, un lieu dédié à la rencontre entre artistes et scientifiques et qui a vu naître une série de produits innovants comme le Whaf ou les wikipearls.

QUELLES SONT D’APRÈS VOUS LES TROIS TENDANCES À L’OEUVRE AUJOURD’HUI ET QUI FONT LE MONDE DE DEMAIN?

La première tendance, c’est que l’innovation dans le domaine des idées, des produits, des services ou des modes de vie va beaucoup plus vite. Les grandes innovations de notre époque ont en commun leur rapidité, et le fait qu’elles aient été rendues possibles grâce à un dialogue avec le public. La jeunesse exige aujourd’hui de participer à la création de demain.

La seconde tendance est apparue il y a une quinzaine d’années. Dans l’histoire de la civilisation, la nature a toujours été un modèle qui inspirait les designers. Depuis que l’on a compris son fonctionnement avec autant de précision, grâce à la biologie et aux autres sciences, on a pu commencer à créer en reproduisant ce fonctionnement. C’est ce qu’on appelle le biomimétisme. C’est dans cette optique, par exemple, que nous avons conçu les WikiCell, des emballages alimentaires comestibles, inspirés par la peau des fruits.

La troisième tendance, c’est la reconnection progressive entre les mondes virtuels et réels. Les frontières entre ces deux univers s’estompent.

VOUS ÊTES LE FONDATEUR DU LABORATOIRE À PARIS. COMMENT A DÉBUTÉ CETTE AVENTURE?

Je suis professeur à Harvard et au début des années 2000, je discutais avec mes collègues et avec des créateurs sur l’environnement de l’innovation. Nous évoquions la question du cloisonnement, de la coexistence nécessaire entre les cultures. Il nous semblait que l’interdisciplinarité était indispensable et que la plupart des grandes innovations voyaient le jour dans un cadre non institutionnel. J’ai donc voulu créer un lieu où les créateurs soient accueillis et encouragés, et où ils puissent entretenir un dialogue intime avec le public. Un peu à l’image de ce que permet internet: un village global où les idées sont échangées, où les créateurs peuvent partager librement.

COMMENT FAITES-VOUS POUR MAINTENIR CET ENVIRONNEMENT CRÉATIF?

J’avais imaginé plusieurs modèles au départ, notamment celui d’accueillir des artistes en résidence, mais j’ai compris que les créateurs de grand niveau n’ont ni le besoin ni le temps de s’installer dans un lieu fixe. Ce qu’il leur faut, c’est un environnement propice à la création. Le lieu [Le Laboratoire, ndrl] a beaucoup évolué depuis 2007, sa surface a quasimment doublé. On réalise aujourd’hui deux expositions par an. Entre 30 et 40% de ces projets sont connectés à mes idées et à mes envies, et les autres sont totalement indépendants de moi. La constante, c’est que chaque projet est guidé par un artiste ou par un designer. L’autre impératif, c’est qu’il faut, pour que ce laboratoire ait un sens, que quelque chose en sorte à la fin. Cette structure doit permettre aux idées prometteuses de continuer à exister, de se développer et de s’implanter dans le quotidien.

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Comment j’ai bousillé ma vie en quittant mon emploi en entreprise pour créer ma start-up rêvée

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Je vais vous demander de faire un effort et de lire l’expérience (assez longue mais néanmoins intéressante) d’Ali qui a tout lâché pour créer son entreprise. C’est très américain et très « bobo » mais ça donne une idée du chemin à parcourir quand on désire lancer son business.

Je trouve le titre pourri et, en définitive, il ne reflète pas du tout le ton ni le sens de l’article. Il explique que l’entrepreneuriat fait mal à la gueule mais que c’est un passage obligé si on veut se trouver soi-même.

Passages choisis :

“Maman, je déteste tout ça. Tous ces consultants qui prétendent être heureux et qui prennent des pilules de bonheur. Je n’arrive à dormir que 3 à 4 heures par nuit. Tous ces avantages que l’entreprise fait miroiter n’existent pas. Tu te rappelles de l’hôtel de luxe cinq étoiles? Je travaille presque 20 heures par jour et je ne peux même pas en profiter. Petit-déjeuner de luxe ? Nous n’avons jamais le temps pour ça. Déjeuner de luxe, le dîner? Un simple sandwich en tête à tête avec nos feuilles de calcul Excel.”

« Si vous avez des amis et de la famille qui ne sont pas entrepreneurs, ils ne comprendront pas tout à fait ce que vous cherchez à réaliser et la pression publique sera d’autant plus forte. L’opinion des gens à mon sujet me préoccupait énormément — tellement que cela a ruiné ma vie. »

N’hésitez pas à retrouver l’article complet en cliquant sur l’image !

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Le bien et le mal … (2/2)

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Bon, j’aime énormément Frédéric Lenoir. Vulgarisateur de génie et écrivain à succès, il m’a fait prendre conscience que spiritualité et intériorité n’étaient pas des gros mots mais des conditions nécessaires pour développer une vision du monde et changer SON monde (sa perception des choses – passer du pessimisme à l’action). Il aborde dans cet entretien sa vision des tendances probables du monde de demain.

Frédéric Lenoir est un philosophe, sociologue, conférencier et écrivain français, spécialiste des religions et des spiritualités. Auteur d’une quarantaine d’ouvrages, il est chercheur associé à l’École des hautes études en sciences sociales depuis 1991 et producteur et animateur de l’émission Les racines du ciel sur France Culture depuis 2009.

VOUS SEMBLEZ TOUT DE MÊME PESSIMISTE, NOTAMMENT SUR LA QUESTION ÉCOLOGIQUE…

Les spécialistes scientifiques sont complètement alarmistes. Selon certains d’entre eux, il est déjà trop tard, on a été trop loin : le changement climatique est irréversible et on peut, au mieux, tenter de l’atténuer. En tant que philosophe, je suis positif et considère que tout progrès, même minime, est utile sur le long terme. Plus il y a de gens conscients et désireux de changer, plus on aura de chance de basculer. Il suffit peut-être que 20% de la population mondiale comprenne qu’il faut changer nos habitudes et consommer moins pour que les choses changent réellement.

VOUS Y CROYEZ, EN CETTE CAPACITÉ DE L’HOMME À CHANGER ?

La dominante, c’est la déresponsabilisation : les gens ont besoin de se faire porter et ne sont plus les moteurs de leur vie. Mais la prise de conscience vient toujours d’une minorité. La modernité, c’est le changement. L’ultra-modernité, c’est l’accélération du changement. On observe cette accélération depuis 30 ans, aussi bien pour les phénomènes négatifs que positifs – dans l’ultra consommation comme dans la prise de conscience.

QUELLE EST LA SOLUTION ?

Elle tient en deux mots : éducation et discernement. Nos enfants doivent avoir des têtes bien faites et bien pleines, selon la maxime de Montaigne, pour parvenir à opérer le changement de manière profitable pour l’humanité.

QUEL A ÉTÉ VOTRE DERNIER EFFET « WHAOUH » ?

J’ai rencontré récemment deux journalistes qui étaient bien établis dans le système télé formaté et ont décidé un jour de tout plaquer pour fonder la plateforme Shamengo : sur ce site, ils ont déjà recueilli 1.000 témoignages à de personnalités qui, à l’échelle locale, participent à changer le monde. J’ai trouvé formidable l’idée de mettre en avant tout ce qui est positif.

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Le bien et le mal … (1/2)

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Bon, j’aime énormément Frédéric Lenoir. Vulgarisateur de génie et écrivain à succès, il m’a fait prendre conscience que spiritualité et intériorité n’étaient pas des gros mots mais des conditions nécessaires pour développer une vision du monde et changer SON monde (sa perception des choses – passer du pessimisme à l’action). Il aborde dans cet entretien les tendances probables du monde de demain.

Frédéric Lenoir est un philosophe, sociologue, conférencier et écrivain français, spécialiste des religions et des spiritualités. Auteur d’une quarantaine d’ouvrages, il est chercheur associé à l’École des hautes études en sciences sociales depuis 1991 et producteur et animateur de l’émission Les racines du ciel sur France Culture depuis 2009.

QUELLES SONT D’APRÈS VOUS LES TENDANCES À L’ŒUVRE AUJOURD’HUI ET QUI FONT LE MONDE DE DEMAIN ?

Je vois deux tendances contradictoires s’opposer.
La tendance dominante est celle calquée sur le modèle de développement économique et politique depuis plusieurs siècles en Occident, et qui s’est accélérée depuis 30 ans, avec l’ultra-libéralisme et la concurrence mondiale. Nous sommes devenus des prédateurs par rapport à la nature, on est dans une course effrénée à la consommation etc…
La seconde tendance, minoritaire mais extrêmement significative, s’est développée en réaction à la première. Ce sont tous les mouvements altermondialistes, écologiques, spirituels (religieux ou laïcs d’ailleurs) qui visent à apporter du sens à la vie, à s’écarter de la domination de l’argent, à réduire sa consommation etc… On le voit avec le développement du Bouddhisme en Occident, avec toutes les démarches de développement solidaire, avec l’économie collaborative etc.
Ces deux tendances sont en confrontation totale, mais sont totalement indissociables. Et elles se livrent à une course de vitesse…

QUI VA L’EMPORTER ?

C’est dans le monde alternatif que l’on cherche les solutions du monde de demain. Plus il y aura de crises économiques, plus il y aura de catastrophes écologiques, et plus la tendance minoritaire va se développer.

IL FAUDRAIT DONC DES CATASTROPHES POUR QUE LA PRISE DE CONSCIENCE SE GÉNÉRALISE ?

Cela pourrait être un effondrement des écosystèmes, qui rendrait la planète invivable. Cela pourrait être une crise économique si grave que les banques ne pourraient rembourser leurs clients, que les états seraient en faillite, et que les populations se mettent à piller… Mais on peut faire l’économie d’un drame radical. Pour l’éviter, il faut qu’il y ait suffisamment de peur et de signaux graves qui nous forcent à prendre des mesures significatives.

LES PAYS EN DÉVELOPPEMENT SONT SOUVENT POINTÉS DU DOIGT…

En Inde ou en Chine, par exemple, le très court terme, c’est la course effrénée à la croissance économique et la pollution massive. Mais ils ont également compris que s’ils voulaient survivre dans 50 ans, il fallait trouver des alternatives. C’est dans ces pays que l’on trouve les solutions les plus créatives et inventives sur les systèmes de production alternatifs ou non polluants.

Citation

Se créer une autre histoire …

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«Chaque salarié, quels que soient sa vie, ses mérites et ses démérites, doit pouvoir faire de ses expériences un beau projet, une autre histoire. Cela s’appelle la méritocratie, […] il s’agit de valoriser des compétences et des savoirs-faire pour les faire reconnaître. »

Pascale de Rozario est sociologue, Directeur de recherche au Conservatoire national des arts et métiers (Cnam Paris). Spécialiste du monde du travail, nous présentons un entretien complet dans un article dès demain.