Médecine régénérative

Une petite vidéo avec les sous-titres en français pour ceux qui ne sont pas bilingues (je les vois qui dorment au fond de la classe là !). Anthony Atala nous explique le résultat des 20 ans de recherches de son institut et c’est étonnant ! Etonnant et un peu flippant aussi quand on y pense. On aura bientôt la capacité de faire grandir des organes de rechange à partir des cellules souches du placenta dès notre naissance …

Imaginez les possibilités. Et les dérives aussi. Philip K. Dick l’avait déjà entraperçu avec les répliquants dans Blade Runner. La tentation de construire un « Super Moi » qui nous serait tout dévoué et remplirait nos tâches le plus ingrates … Alléchant sur le papier mais la réalité pourrait déraper plus rapidement que prévue. Certains chercheurs spécialisés en Intelligence Artificielle pensent déjà avoir produit des ordinateurs « plus intelligents que l’Homme » … Préoccupant. Je crois que nous sommes entrés de plain pied dans l’ère transhumaniste. Pour le meilleur et pour le pire.

Qu’en pensez-vous ?

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Anatomie d’un Elevator pitch

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Pour ce premier article de l’année (je sais, je suis impardonnable) je vais essayer de vous donner le jus nécessaire pour présenter votre projet à des investisseurs potentiels. Cet article est largement issu de me s pérégrinations sur le web.

Qu’est-ce qu’un Elevator pitch?

L’Elevator pitch est une courte présentation de 30 à 60 secondes de ce que vous faites et pourquoi quelqu’un devrait travailler avec vous. Le nom américain de cette approche se résume par une conversation rapide qui permet de provoquer chez un investisseur de l’intérêt pour votre projet d’affaires.

L’Elevator pitch est régulièrement utilisé par les entrepreneurs qui sont en recherche d’un financement auprès d’anges financiers/investisseurs et VC pour leur «start-up». On oublie toutefois, selon moi, que l’Elevator pitch peut-être aussi utile pour un entrepreneur ayant choisi le bootstrapping comme source de financement. En effet, l’Elevator pitch peut vous aider à mieux structurer votre idée et comprendre le coeur de votre entreprise. Il peut également vous permettre d’approcher des collaborateurs ou partenaires pour mieux développer votre idée, vendre vos services ou votre produit plus rapidement à des prospects intéressants, etc.

Imaginons par exemple que vous prenez l’ascenseur. Vous reconnaissez la personne qui est à côté de vous. C’est une personne bien placée et vous savez qu’elle pourrait vous aider à atteindre plus rapidement certains objectifs en lien avec la croissance de votre entreprise/projet. Cette personne ne vous connaît pas toutefois et vous devez vous démarquer rapidement avant d’arriver à l’étage souhaité. Par où commencer? Quels sont les éléments importants à mentionner? Plus précisément… qu’allez-vous lui dire ?

L’Anatomie d’un Elevator pitch

Tout comme bâtir une entreprise, il n’y a pas de formule exacte. Même un modèle gagnant n’est pas nécessairement parfait. Il faut prendre en considération les nombreux conseils donnés par les entrepreneurs, anges financiers/investisseurs VC ou conseillers, être en mesure de comprendre les bases d’un Elevator Pitch mais surtout de le répéter régulièrement afin d’avoir des commentaires constructifs qui vous permettront de le peaufiner.

L’Elevator Pitch doit donc être être court et attirer l’attention. Prendre le temps de travailler sur ce dernier et surtout de le partager à vos proches qui ne connaissent pas votre domaine d’activité peut être très utile.

 « Je pitch donc je suis » –  Guy Kawasaki.

Inspirée par la recette proposée par Dikran Husseindjian, voici une adaptation de l’approche :

  • L’Accroche (Optionnel ) : «Grab»
  • Les éléments essentiels  (Obligatoire ) : Problème ( Solution actuelle / Catégorie de compagnie ) / Votre solution / Avantages / Différentiateur
  • Les appuis (Optionnel ) : Crédibilité / Modèle d’affaires
  • L’Appel à l’action (Obligatoire ) :  «Call to action»

Pour illustrer des exemples lors de la rédaction d’un Elevator pitch, je partage ceux que l’on retrouve sur le blogue d’Isabelle Genest  qui résume aussi le tout à sa façon.

 

1. L’Accroche

L’accroche est une introduction qui consiste à attirer l’attention. Elle est appelée «Grab» par les investisseurs.

ex: J’ai vu le PDG d’une compagnie de sécurité publique arriver avec son casque et manteau de pompier  lors de sa présentation devant une assemblée d’investisseur. C’était approprié parce qu’il est vraiment pompier et que c’était fait avec goût et pertinence. N’arrivez pas déguisés à un cocktail…:-) 

2. Les éléments essentiels du Elevator pitch

Ces éléments sont considérés comme très importants lors de la rédaction d’un Elevator pitch.

2.1.Problème

Il s’agit du problème auquel votre solution ou vos services répondent. Il est conseillé de le raconter comme une histoire ou encore trouvez une analogie. Le problème doit être évident. Dikran Husseindjian propose aussi de faire référence à des statistiques.

  • Ex : « Saviez-vous que chaque fois qu’une compagnie d’aviation demande à un pilote de voler elle n’a pas de système pour savoir si les certifications du pilote ou le nombre d’heures déjà travaillées sont en règles ? Celà a coûté plus de XXX$ en amendes et vols retardés à  ABC aviation l’an dernier ! » ou encore « Pouvez-vous croire que j’ai du aller 2 fois au garage pour des bris sur ma voiture à cause du mauvais état des routes dans les 6 derniers mois et que personne au ministère des transports ne peut savoir globalement où les routes doivent être réparées en priorité, à chaque année ? »

2.1.1 Situation actuelle

La situation actuelle est ce qu’utilisent présentement vos clients. Si vous vous adressez à un investisseur, vous pouvez mentionner que les gens sont obligés d’utiliser des mauvaises solutions. Si vous parlez à un prospect intéressant, il est conseillé de vous exprimer sincèrement.

  • Ex : « Présentement, la plupart des compagnies utilisent un système maison sur Excel. Est-ce ce que vous utilisez ? » ou « Imaginez, pratiquement partout en Amérique du nord, on doit analyser des tronçons de route en déviant la circulation et on ne peut faire que 5 km d’analyse par  jour en moyenne ! »

2.1.2 Catégorie de compagnie

Il est conseillé de bien déterminer la catégorie de votre entreprise pour permettre à votre client cible de comprendre le type de services ou produits que vous offrez. Pour connaître les catégories d’entreprises possibles, vous pouvez par exemple regarder dans le registraire des entreprises du Québec celles qui sont reliées à vos concurrents. Outre les sites web de vos clients, les catégories affichées dans les répertoires d’entreprises sur le web peuvent également vous permettre de bien formuler cet énoncé.

2.2. Votre solution

La solution que vous offrez pour répondre au problème doit être évidente. Que faites-vous exactement. Qu’offrez-vous ? L’utilisation des termes communs, faciles à comprendre est conseillé.

  • Ex : « Ma compagnie, XYZ tech, analyse la chaussée à partir d’un camion qui roule à 100km/heures, jour ou nuit, au soleil ou sous la pluie. Pas de détours, pas de temps perdu, pas d’erreurs »

2.3. Avantages

Quels sont les avantages d’utiliser vos services ou votre produit pour le client ? Il est conseillé d’utiliser des chiffres !! C’est ce que votre interlocuteur retiendra et aura de la facilité à répéter à son réseau de contacts par la suite.

  • Ex : « On a le résultat du test de gaz toxiques en 15 minutes au lieu de 6 heures et pour 30% du coût » ou  « En 18 mois, Bidule Airlines a évité de payer 475 000$ en heures perdues à ses pilotes grâce à nous »

Voici un petit outil pour vous aider à calculer le bénéfice . Cet outil se retrouve dans la présentation de Dikran Husseindjian et également sur le blogue de Isabelle Genest.

2.4. Différenciateur

Il n’est pas vrai que l’on a pas de compétiteurs. Que ce soit des compétiteurs directs ou indirects, on en a tous.

Si vous n’êtes pas différent, pourquoi j’achèterais de vous ? Essayez de démontrer votre niche ; vous compétitionnez où personne ne se trouve.

  • Ex : « Contrairement aux firmes d’ingénieurs et contracteurs, nous ne vendons pas des services de consultation mais bien un produit qui s’installe facilement sur une flotte de camion existante. »

3. Les appuis

Cette étape consiste à écrire ce qui peut ajouter de la valeur à votre Elevator pitch. On parle évidemment de la crédibilité et du modèle d’affaires. Pour la crédibilité, il peut s’agir par exemple des recommandations faites par des clients ou encore des chiffres démontrant les retombées de vos services ou de votre produit chez un client. Il peut également être question de noms de personnes reconnues qui vous appuient dans votre projet. Pour le modèle d’affaires, il s’agit d’expliquer brièvement comment vous gagner d’argent avec votre produit.

4. L’appel à l’action

Cette étape consiste à terminer l’Elevator pitch avec une phrase qui invite l’investisseur à vous donner votre carte d’affaires ou à poser une action, histoire de rester en contact avec vous pour parler davantage de vos services ou de votre produit.

  • Ex : Nous serons à Montréal au début de la semaine prochaine. Puis-je appeler votre adjoint –e pour trouver un moment idéal à votre agenda pour que nous nous voyions plus longtemps afin que vous puissiez décider si vous voulez essayer notre produit ? »

Tester votre Elevator pitch

J’ai trouvé sur le site de Embrase, un formulaire vous permettant de tester votre Elevator Pitch. N’hésitez pas à vous pratiquer devant votre entourage personnel et professionnel et ensuite soumettre votre projet afin de recevoir leurs commentaires.

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Barrières psychologiques

« Offrez-vous le luxe incroyable mais douloureux de changer d’état d’esprit » 

C’est un peu ce que j’ai ressenti à la lecture du livre de David McRaney « You are now less Dumb ». C’est un peu aussi ce dont on a parlé jeudi soir dernier lors de la discussion sur le bilan de la cohorte n°2. Quelle intensité mettre dans les cours pour « convaincre » les gens de créer leur entreprise ? Comment faire passer les messages ? Comment faire « grandir » les gens ? Et dans une certaine mesure, faire leur bien malgré eux ?

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C’est effectivement une énigme que beaucoup d’entre nous doivent résoudre : d’un côté, la conscience que notre progression personnelle doit transcender nos petits égos pour atteindre une dimension « supérieure » et comprendre enfin le fonctionnement du monde ; de l’autre, la difficulté grandissante à abandonner nos « croyances » d’avant, bien inférieures, au fur et à mesure que nous intégrons de nouvelles connaissances et que nous développons du sens pour le monde qui nous entoure.

Cet « inconfort » peut parfois être si intolérable que nous ralentissons inconsciemment le processus de « changement » à l’extrême. Ou nous plongeons directement dans le déni le plus total en ignorant les informations qui contredisent nos convictions du moment. Pire, nous nous raccrochons désespérément, contre toute évidence,  à celles qui confirment nos croyances. En bref, on fait péter allègrement le cinquième principe du brillant essai « De l’esprit critique » de Carl Sagan : « ne t’accroche pas à une hypothèse juste parce que c’est la tienne. »

On appelle ça le « Syndrome du Contrefeu » (Backfire effect). Cela fait partie des 17 phénomènes psychologiques que David McRaney explore dans son dernier livre : pourquoi « l’auto illusion » fait partie de l’Homme au même titre que les doigts ou les orteils? McRaney nous ouvre les yeux sur un phénomène extrêmement courant :

Dès qu’une idée est entrée dans votre système de croyances, vous la protégez de l’extérieur comme votre propre enfant. (…) Quand quelqu’un essaie de vous corriger, de vous faire prendre conscience du « malentendu » généré par vos croyances, vous créez un « contrefeu » qui renforce au contraire lesdites croyances.

Avec le temps, « le syndrome du contrefeu » vous rend moins critique envers toutes les choses qui vous permettent de continuer à voir vos croyances comme justes et certaines.

C’est un peu le syndrome que les accompagnateurs de Catal!s doivent gérer avec la création d’entreprise. La plupart des personnes intégrant la cohorte ont en effet des idées bien arrêtées sur l’entrepreneuriat. On nous demande souvent par exemple : « Quelle doit être la forme juridique de ma société ? » ou « Quelle taille doit avoir mon plan d’affaires pour lever correctement des fonds ? » … Si nous ne répondons pas à ces questions précises immédiatement, cela veut forcément dire que nous n’avons pas les compétences requises pour « enseigner » l’entrepreneuriat, qu’on ne peut rien pour vous.

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Imaginez simplement Nicolas Copernic avec son modèle héliocentrique en 1543 ! Cela contredisait totalement la vision de l’église catholique de l’époque. En 1633 (soit 90 ans plus tard), Galilée a été arrêté et jugé parce qu’il « était d’accord » avec l’idée du modèle de Copernic. Il s’est finalement rétracté pour garder la vie sauve. Intéressant.

N’y aurait-il pas de nos jours de nouvelles idées coperniciennes sur la création d’entreprise par exemple ? J’en vois une immédiatement : sortez de chez vous ! Le fameux « Get out of the building » de Steve Blank qui contredit radicalement l’idée qu’on va créer des multinationales en rédigeant un « beau » plan d’affaires. Cette idée est dérangeante pour la plupart des entrepreneurs en herbe. Cela va à l’encontre de leur vision du monde. Tous les consultants qui ont émis cette idée depuis une bonne vingtaine d’année se heurtent violemment à la résistance de TOUTES les parties (banques et financiers en premier).

Mais ce qui me rend le plus inquiet dans ce « processus de dissonance cognitive produit par des preuves contradictoires » (je sais c’est compliqué), c’est que ça finit souvent par un abandon ou un refus de la réalité. En gros, quand on dit que la création d’entreprise n’est pas ce que vous croyez, vous finissez souvent par vous construire de nouvelles connections neuronales qui renforcent vos convictions passées. Vous construisez de nouveaux souvenirs desquels Catal!s est absent (snif). Ce qui est dommageable pour les deux parties à mon avis. Alors, comment faire, comment vous convaincre de passer plus de temps avec vos clients et moins derrière votre ordinateur ? C’est la question que je vous pose.

Je ne peux m’empêcher de rapprocher ce « syndrome du contrefeu » des statistiques hallucinantes que 40% des américains ne peuvent pas croire que le monde à plus de 6.000 ans (la double négation a son importance ici). On s’aperçoit dans la foulée que le « syndrome du contrefeu » est le constituant de base de la théorie du complot. Les croyants voient dans les « preuves contradictoires » une confirmation du fameux complot et l’absence de contre arguments « rationnels » comme un moyen de renforcer leurs convictions (On n’a pas la confirmation que Dieu existe => c’est un impie, il ne croit pas en Dieu => je ne peux pas écouter ce qu’il me dit).

Lorsqu’on arrive avec notre nouvelle lecture du monde qu’est l’agilité, certains voient une remise en cause de leur façon de vivre. Pourtant ils n’arrêtent pas de se plaindre qu’ils ne trouvent plus de travail ou que leur patron les harcèle. Ils viennent nous voir pour changer le monde mais ne veulent pas prendre le risque de changer leur façon de penser le monde.

Le monde change. Nos idées sur la création d’entreprise doivent aussi changer. Des opportunités colossales s’offrent à nous et seuls ceux qui ont le courage de questionner leur croyances arriveront à les saisir.

Catal!s

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L’urgence de ralentir (dernière partie)

Un autre rapport à l’argent

Questionner notre rapport au temps conduit irrémédiablement, dans une société capitaliste, à interroger notre rapport à l’argent. Philippe Borrel s’attache notamment à rencontrer les porteurs de monnaies locales, de Romans-sur-Isère (Drôme) à Bristol (sud-ouest de l’Angleterre). Une manière de relocaliser l’économie qui essaime dans une grande diversité de territoires. « On résiste beaucoup mieux aux chocs extérieurs lorsque l’on a une économie locale solide » confirme Lionel Astruc, auteur de (R)évolutions.

Sa caméra nous conduit à Tomkins Time Traders, la banque du temps d’Ithaca, dans l’État de New York. Ici, le temps n’est plus forcément synonyme d’argent. Des services peuvent être échangés gratuitement avec d’autres habitants du quartier, tous à égalité, que l’on soit avocat ou électricien. « Nous avons tous des savoirs-faire uniques et quelque chose à partager ou à donner aux autres », confie une membre du projet. L’enjeu est de créer un nouveau système qui revalorise le travail au cœur de l’économie. Dans cette banque, une heure d’une compétence particulière – en plomberie ou comme dentiste par exemple – équivaut à une heure de soins pour les personnes âgées ou une heure de garde pour les enfants. Un moyen de sortir du système capitalisme monétisé mettant en concurrence les uns avec les autres.

Des adeptes du mouvement de la simplicité volontaire aux villes en transition, en passant par des expériences en permaculture telles que la Ferme du Bec Hellouin, le film de Philippe Borrel nous amène à prendre le temps de s’arrêter pour réfléchir. Il égrène d’autres façons de vivre ensemble pour façonner un autre monde. Plutôt que de suivre un rythme qui nous mène vers des catastrophes écologiques, économiques et sociales, le réalisateur nous propose de redonner du sens au temps et de reprendre le contrôle de nos vies. Une invitation à amorcer dès aujourd’hui une véritable transition écologique et sociale. Un film à voir de toute urgence.

D’après l’article de Sophie Chapelle sur www.bastamag.net

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L’urgence de ralentir (partie 3)

Se réapproprier la technologie

« La réponse du capitalisme à l’urgence climatique reste uniquement technologique et ne remet jamais en cause ce qui, dans son fonctionnement, contribue au dérèglement des écosystèmes », analyse Philippe Borrel. Fort de ce constat, il est allé à la rencontre de Bunker Roy, le fondateur du Barefoot College en Inde. « Depuis quinze ans, il recrute des femmes illettrées dans les milieux ruraux d’Afrique, d’Amérique latine ou d’Asie pour les former pendant six mois à l’ingénierie solaire et à l’autonomie énergétique », relate le réalisateur. Plus de 300 ingénieures solaires auraient ainsi été formées depuis le lancement du projet. Ici, la technologie est démystifiée et réappropriée collectivement.

Aux États-Unis aussi, des systèmes d’apprentissage alternatifs se mettent en place. C’est ainsi qu’à deux pas des sièges de Google et de Facebook, au cœur de la Silicon Valley, une école interdit l’usage des ordinateurs ou des portables aux élèves jusqu’à la classe de seconde. « Nous amenons la technologie aux élèves seulement quand ils sont en mesure de la comprendre, explique une professeure. Je veux que mes élèves soient excités à l’idée d’apprendre. » Au-travers d’apprentissages concrets comme la permaculture, les enseignants espèrent développer chez les enfants des capacités d’innovation et d’adaptation à un monde en mutation accélérée. « L’éducation est la clé, c’est l’espoir de voir des êtres humains capables de penser librement ».

D’après l’article de Sophie Chapelle sur www.bastamag.net

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L’urgence de ralentir (partie 2)

Résister à la société de consommation

Croisant les réflexions de sociologues, philosophes et économistes, le film de Philippe Borrel ne montre pas seulement les effets du néolibéralisme. Il filme celles et ceux qui tentent de faire émerger des alternatives constructives à la logique d’accélération généralisée. C’est dans le Val de Suse, en Italie, que Philippe Borrel pose d’abord sa caméra. Depuis vingt ans, la résistance s’organise face au projet de ligne à grande vitesse entre Lyon et Turin évalué à 26 milliards d’euros. Outre les scandales financiers de ce projet, les militants interrogent le modèle de développement qu’il préfigure. « Si quelque chose doit s’accélérer ce sont les idées et pas les personnes ou les marchandises, confie un membre des No Tav. La modernité ce n’est pas d’aller plus vite, c’est d’avancer avec plus de sagesse. »

Passage incontournable à Notre-Dame-des-Landes, où les occupants de cette zone dénoncent « le projet d’aéroport et le monde qui va avec ». Dans cette zone de bocage, ils réinvestissent les terrains en plantant des vergers, des haies, en défrichant, drainant, repiquant des semis… « Rendre fertile ce qu’ils veulent rendre stérile, là est notre force », assurent les opposants au projet d’aéroport. Bien évidemment, d’une lutte à l’autre, les stratégies varient. Certains ont décidé de se couper complètement de la société de consommation. C’est le cas de la Wildroots Community, basée dans les Appalaches en Caroline du nord. Elle a été fondée par un ancien ingénieur et sa compagne. En pleine forêt, cette communauté de « survivalistes » accueille ceux qui, comme eux, veulent réapprendre à vivre en pleine autonomie au cœur de la nature.

D’après l’article de Sophie Chapelle sur www.bastamag.net

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L’urgence de ralentir

 

Toujours plus vite, toujours plus pressés. Nous sommes entrés dans l’ère de l’immédiateté, celle des profits, celle de l’information, celle de la satisfaction individuelle. Que traduit cette accélération de nos modes de vie ? Avec quels risques dans une planète aux ressources limitées ? Comment résister à cette injonction du toujours plus vite ? C’est ce qu’interroge Philippe Borrel dans son dernier film, L’urgence de ralentir, diffusé le 2 septembre sur Arte en France. Il est allé à la rencontre de ceux qui expérimentent des alternatives concrètes à contre-temps du modèle dominant néolibéral.

L’immédiat et la vitesse sont devenus la norme. L’accélération, notre rythme quotidien.« Mais à quel prix ? Et jusqu’à quand ? » interroge le réalisateur Philippe Borrel dans son dernier film, L’urgence de ralentir« Ce que nous vivons, appuie l’économiste Geneviève Azam, c’est vraiment la colonisation du temps humain dans toutes ses dimensions – biologique, social, écologique – par le temps économique. C’est un temps vide, sans racine, sans histoire, seulement occupé par la circulation des capitaux ». Directement pointés du doigt, les milieux financiers et la logique d’actionnaires en attente d’une rentabilité immédiate.

Illustration de cette accélération financière et technologique, le trading haute fréquence dans lequel les algorithmes ont remplacé les hommes. « Le marché est un serveur mettant en relation des acheteurs et des vendeurs qui sont désormais des algorithmes, relate Alexandre Laumonier, auteur de 6Un ordre est exécuté au New York Stock Exchange en 37 microsecondes, soit 1350 fois moins de temps qu’il n’en faut pour cligner de l’œil… » Le rythme est désormais dicté par les machines. « Celui qui compressera le temps le plus rapidement possible gagnera la partie », assène le sociologue Douglas Rushkoff. A moins que les catastrophes écologiques, économiques et sociales annoncées ne prennent les devants.

Première partie d’une série sur le temps et le changement de paradigme économique de la société, nous verrons comment des groupes « d’entrepreneurs » décident de réagir à travers le monde.

D’après l’article de Sophie Chapelle sur www.bastamag.net