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Le bien et le mal … (1/2)

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Bon, j’aime énormément Frédéric Lenoir. Vulgarisateur de génie et écrivain à succès, il m’a fait prendre conscience que spiritualité et intériorité n’étaient pas des gros mots mais des conditions nécessaires pour développer une vision du monde et changer SON monde (sa perception des choses – passer du pessimisme à l’action). Il aborde dans cet entretien les tendances probables du monde de demain.

Frédéric Lenoir est un philosophe, sociologue, conférencier et écrivain français, spécialiste des religions et des spiritualités. Auteur d’une quarantaine d’ouvrages, il est chercheur associé à l’École des hautes études en sciences sociales depuis 1991 et producteur et animateur de l’émission Les racines du ciel sur France Culture depuis 2009.

QUELLES SONT D’APRÈS VOUS LES TENDANCES À L’ŒUVRE AUJOURD’HUI ET QUI FONT LE MONDE DE DEMAIN ?

Je vois deux tendances contradictoires s’opposer.
La tendance dominante est celle calquée sur le modèle de développement économique et politique depuis plusieurs siècles en Occident, et qui s’est accélérée depuis 30 ans, avec l’ultra-libéralisme et la concurrence mondiale. Nous sommes devenus des prédateurs par rapport à la nature, on est dans une course effrénée à la consommation etc…
La seconde tendance, minoritaire mais extrêmement significative, s’est développée en réaction à la première. Ce sont tous les mouvements altermondialistes, écologiques, spirituels (religieux ou laïcs d’ailleurs) qui visent à apporter du sens à la vie, à s’écarter de la domination de l’argent, à réduire sa consommation etc… On le voit avec le développement du Bouddhisme en Occident, avec toutes les démarches de développement solidaire, avec l’économie collaborative etc.
Ces deux tendances sont en confrontation totale, mais sont totalement indissociables. Et elles se livrent à une course de vitesse…

QUI VA L’EMPORTER ?

C’est dans le monde alternatif que l’on cherche les solutions du monde de demain. Plus il y aura de crises économiques, plus il y aura de catastrophes écologiques, et plus la tendance minoritaire va se développer.

IL FAUDRAIT DONC DES CATASTROPHES POUR QUE LA PRISE DE CONSCIENCE SE GÉNÉRALISE ?

Cela pourrait être un effondrement des écosystèmes, qui rendrait la planète invivable. Cela pourrait être une crise économique si grave que les banques ne pourraient rembourser leurs clients, que les états seraient en faillite, et que les populations se mettent à piller… Mais on peut faire l’économie d’un drame radical. Pour l’éviter, il faut qu’il y ait suffisamment de peur et de signaux graves qui nous forcent à prendre des mesures significatives.

LES PAYS EN DÉVELOPPEMENT SONT SOUVENT POINTÉS DU DOIGT…

En Inde ou en Chine, par exemple, le très court terme, c’est la course effrénée à la croissance économique et la pollution massive. Mais ils ont également compris que s’ils voulaient survivre dans 50 ans, il fallait trouver des alternatives. C’est dans ces pays que l’on trouve les solutions les plus créatives et inventives sur les systèmes de production alternatifs ou non polluants.

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2 réflexions sur “Le bien et le mal … (1/2)

  1. Bonjour Catalis,
    Alternatives recherchées. En voilà une et plusieurs. Voilà, nous venons de tenir un encan au bureau. L’objectif, accumuler des fonds pour une campagne de charité d’un organisme dont je veux garder l’anonymat.

    La pratique de l’encan en petit format: On se fixe un objectif commun et chacun apporte des objets, ou offre un service, qu’il ou elle est prêt à offrir pour la « cause ». Nous avons tant de choses dont nous nous servons plus, dans ce monde de plastique, ou des talents cachés, ou des bras, des jambes, un sourire, des oreilles, que nous sommes prêts à offrir, de bon coeur. Et oui! le coeur bat et peu être « rentable ». Pour cet encan, tout le monde a eu l’impression de faire une affaire et nous avons accumulé, en une heure, 400$ pour les plus démunis.

    C’est bon aussi bon pour le « team building » car nous avons fait ça ENSEMBLE, pour quelqu’un, sans le connaître. Nous avons rit et partagé un café, ensemble. « Team building » d’ailleurs, ne serait-ce pas ça la république? la Res Publica, la chose commune? Vous y penserez.

    L’Uruguay a un système de troc, « el trueque » (http://www.lr21.com.uy/economia/65119-economia-alternativa-los-clubes-de-trueque-se-expanden-en-uruguay)

    Et ici, à Montréal, des organismes existent comme l’accorderie (http://accorderie.ca/) mais tout ce qui est « social » est toujours vu comme étant fait par des hippies désordonnés, bohémiens, confus, dépendants finalement.

    Ralentir c’est accélérer! Ralentir le cycle de production schizophrène, c’est reprendre contact avec la réalité, et tout de suite, rapidement, ici et maintenant. Les yeux sont reliés aux pieds, qui sont reliés à la terre, qui regarde le ciel, qui nous envoie de la pluie, pour nourrir nos jardins, qui nous donnent des fleurs, pour grand-mère, qui nous prépare des gâteaux et qui garde les petits, qui eux, grandiront et aideront grand-mère à traverser la rue, ou Catalis brandit son microphone. Ralentir, c’est accélérer nos méninges et les faire travailler en lien avec la société que nous voulons.

    L’heure est aux entrepreneurs sociaux qui sauront rendre facile et visible tout ce qui se fait. Journalistes du beau, sortez de vos placards!

    J’aime

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