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4 astuces incroyables pour lever des fonds

Dans la suite des cours de l’université de Stanford sur l’entrepreneuriat, la semaine dernière Sam Altman recevait Marc Andreessen, le fondateur de feu Netscape, ainsi que le patron de SV Angel Ron Conway et Parker Conrad, le fondateur de Zenefits. Tous les trois ont disserté sur ce qu’ils recherchaient lorsqu’ils investissaient dans des startups.

« La grosse affaire que TOUT le monde recherche dans le secteur du financement, quel que soit l’industrie et ses particularités, c’est le point aberrant, celui qui ressort du lot » – Marc Andreessen

Il y a une raison particulière pour cette quête du « point aberrant » : tout le monde sait aujourd’hui qu’une petite poignée de société vont générer la plupart des revenus pour une industrie donnée. 4.000 société recherchent du financement d’un VC en ce moment (aux USA ndlr), 200 vont trouver des fonds et 15 d’entre elles vont générer 97% du revenu de l’industrie entière. Les investisseurs recherchent donc des « stars » en devenir.

« Quand vous rencontrez un investisseur la première fois, vous devriez être capable de dire en une seule phrase (que vous avez travaillée comme un fou) ce que fait votre produit pour que votre interlocuteur puisse se le représenter mentalement de façon instantanée » – Ron Conway

C’est assez classique comme conseil mais Conway insiste sur le fait que les entrepreneurs prennent cet exercice trop souvent à la légère. Le temps est une denrée rare pour les investisseurs : si le pitch se passe bien, on demande à l’entrepreneur un condensé de résumé de son projet. Seulement après cette étape, l’équipe se met d’accord pour savoir si l’aventure continue avec un appel téléphonique …

« Nous voulons investir dans des entreprises qui ont un potentiel de développement et de franchise important. Nous parlons d’une aventure de 15 à 20 ans ensemble, qui est, rappelons-le, bien supérieure à la durée moyenne d’un mariage américain » – Marc Andreessen

Les fondateurs ne devraient pas sous-estimer l’importance de l’équipe de départ et du choix des investisseurs. Une bonne société dure souvent bien plus longtemps qu’un mariage. Il est temps alors de choisir les bonnes personnes qui seront susceptibles de vous apporter les bons conseils et le bon réseau. Les investisseurs évaluent le sérieux d’un projet sur la probabilité qu’une équipe de fondateurs va rester ensemble ou non.

« Lever des fonds c’est une manière de se garantir contre les risques. Le Seed Money permet de se prémunir des 2 ou 3 premiers risques : le risque « équipe fondateur », le risque produit et, éventuellement, le risque de mise en marché » – Marc Andreessen

La plupart des créateurs essaient de lever le plus de fonds possibles du premier coup. Ils devraient au contraire arriver avec une approche opposée : « voici les étapes futures de mon développement et les risques y associés. Quand je lèverais un « C round » (> 1,5 m$ ndlr), voilà où j’en serais et ce dont j’aurais besoin ». Cela leur permettrait de prendre en compte les défis progressivement et, surtout, d’anticiper les ruptures d’innovation probables de la part des compétiteurs …

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Se brancher sur un livre pour écouter la mer

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Vous aimez la lecture ? Vous aimez le bruit des vagues ? Alors vous aimerez Hvisl.

Hvisl – Whispers of Iceland (les chuchotements de l’Islande) est un livre qui est beaucoup plus qu’un livre : c’est un musée sonore et visuel, une invitation musicale et photographique au voyage, sur les terres spectaculaires de l’Islande. Houle et marée, craquements sourds des glaciers, conversations islandaises, bouillonnements de geysers : le livre développé conjointement par Chloé Curé et le graphiste français Bertrand Lanthiez vous propose de brancher votre casque audio et de vous laisser bercer par les sons enregistrés dans le pays lors d’un voyage de deux semaines. Au fil des pages et des photographies, vous découvrez ces terres « d’en haut » à travers une expérience immersive qui vous plonge dans les paysages volcaniques. Une sorte d’album photos qui vous saute au visage et aux oreilles. Voici le livre qui vous parle et murmure à votre oreille.

Vous pouvez presque le faire aussi chez vous. A découvrir en images :

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Comment j’ai bousillé ma vie en quittant mon emploi en entreprise pour créer ma start-up rêvée

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Je vais vous demander de faire un effort et de lire l’expérience (assez longue mais néanmoins intéressante) d’Ali qui a tout lâché pour créer son entreprise. C’est très américain et très « bobo » mais ça donne une idée du chemin à parcourir quand on désire lancer son business.

Je trouve le titre pourri et, en définitive, il ne reflète pas du tout le ton ni le sens de l’article. Il explique que l’entrepreneuriat fait mal à la gueule mais que c’est un passage obligé si on veut se trouver soi-même.

Passages choisis :

“Maman, je déteste tout ça. Tous ces consultants qui prétendent être heureux et qui prennent des pilules de bonheur. Je n’arrive à dormir que 3 à 4 heures par nuit. Tous ces avantages que l’entreprise fait miroiter n’existent pas. Tu te rappelles de l’hôtel de luxe cinq étoiles? Je travaille presque 20 heures par jour et je ne peux même pas en profiter. Petit-déjeuner de luxe ? Nous n’avons jamais le temps pour ça. Déjeuner de luxe, le dîner? Un simple sandwich en tête à tête avec nos feuilles de calcul Excel.”

« Si vous avez des amis et de la famille qui ne sont pas entrepreneurs, ils ne comprendront pas tout à fait ce que vous cherchez à réaliser et la pression publique sera d’autant plus forte. L’opinion des gens à mon sujet me préoccupait énormément — tellement que cela a ruiné ma vie. »

N’hésitez pas à retrouver l’article complet en cliquant sur l’image !

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Shamengo et les leaders de « l’économie positive »

Vous allez en entendre parler dans ce blog :  Un nouveau monde est en marche. Des initiatives positives émergent sur les 5 continents. Nous nous en faisons l’écho notamment à travers des entretiens de penseurs, de philosophes et de sociologues.

Découvrez les entrepreneurs les plus innovants, insolites et exceptionnels de la planète.

Chaque semaine un nouveau portrait vidéo de 2 minutes.

Déjà plus de 100 portraits en ligne, régulièrement actualisés.

Pourquoi pas vous ? Venez nous rejoindre.

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Le bien et le mal … (2/2)

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Bon, j’aime énormément Frédéric Lenoir. Vulgarisateur de génie et écrivain à succès, il m’a fait prendre conscience que spiritualité et intériorité n’étaient pas des gros mots mais des conditions nécessaires pour développer une vision du monde et changer SON monde (sa perception des choses – passer du pessimisme à l’action). Il aborde dans cet entretien sa vision des tendances probables du monde de demain.

Frédéric Lenoir est un philosophe, sociologue, conférencier et écrivain français, spécialiste des religions et des spiritualités. Auteur d’une quarantaine d’ouvrages, il est chercheur associé à l’École des hautes études en sciences sociales depuis 1991 et producteur et animateur de l’émission Les racines du ciel sur France Culture depuis 2009.

VOUS SEMBLEZ TOUT DE MÊME PESSIMISTE, NOTAMMENT SUR LA QUESTION ÉCOLOGIQUE…

Les spécialistes scientifiques sont complètement alarmistes. Selon certains d’entre eux, il est déjà trop tard, on a été trop loin : le changement climatique est irréversible et on peut, au mieux, tenter de l’atténuer. En tant que philosophe, je suis positif et considère que tout progrès, même minime, est utile sur le long terme. Plus il y a de gens conscients et désireux de changer, plus on aura de chance de basculer. Il suffit peut-être que 20% de la population mondiale comprenne qu’il faut changer nos habitudes et consommer moins pour que les choses changent réellement.

VOUS Y CROYEZ, EN CETTE CAPACITÉ DE L’HOMME À CHANGER ?

La dominante, c’est la déresponsabilisation : les gens ont besoin de se faire porter et ne sont plus les moteurs de leur vie. Mais la prise de conscience vient toujours d’une minorité. La modernité, c’est le changement. L’ultra-modernité, c’est l’accélération du changement. On observe cette accélération depuis 30 ans, aussi bien pour les phénomènes négatifs que positifs – dans l’ultra consommation comme dans la prise de conscience.

QUELLE EST LA SOLUTION ?

Elle tient en deux mots : éducation et discernement. Nos enfants doivent avoir des têtes bien faites et bien pleines, selon la maxime de Montaigne, pour parvenir à opérer le changement de manière profitable pour l’humanité.

QUEL A ÉTÉ VOTRE DERNIER EFFET « WHAOUH » ?

J’ai rencontré récemment deux journalistes qui étaient bien établis dans le système télé formaté et ont décidé un jour de tout plaquer pour fonder la plateforme Shamengo : sur ce site, ils ont déjà recueilli 1.000 témoignages à de personnalités qui, à l’échelle locale, participent à changer le monde. J’ai trouvé formidable l’idée de mettre en avant tout ce qui est positif.