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Savoirs et connaissances

Je suis toujours étonné du nombre de personnes qui n’arrivent pas à faire la différence entre « savoirs » et « connaissances ». L’article qui suit en est un exemple frappant. Il considère que le coût des études post secondaires augmentent et passerait de 80 K$ aujourd’hui à 140 K$ pour ceux qui naissent en 2014 (soit une augmentation de 75% pour une génération, ce qui est normal a priori).

Oui mais voilà, beaucoup de gens pensent aussi que 140 K$ à épargner pour demain est beaucoup plus difficile que 80 K$ à épargner aujourd’hui. Pourquoi ? On n’en sait rien et naturellement l’article n’en parle pas. On nous apporte donc des solutions toutes faites qui sont censées sauver le monde et notre porte monnaie par la même occasion : j’ai nommé le REEE !

Attention, je ne remets pas en cause le REEE qui est un très bon produit mais la façon de présenter le sujet avec une introduction angoissante et des sous-entendus assez nauséabonds. On oublie naturellement de poser les bonnes questions qui fâchent :

  • Chaque individu aura-t-il les « moyens » (intellectuels, financiers, environnementaux, …) d’accéder aux études post-secondaires ? (l’article en parle comme d’une évidence)
  • Les études post-secondaires sont-elles la panacée pour trouver un emploi et s’épanouir dans la vie ?
  • Les études pour quoi faire ?
  • Les études pour faire quoi ?
  • Allons-nous rester dans une structure sociale identique à celle d’aujourd’hui ? (selon toute vraisemblance, il y a peu de chances ; il est plus que probable que nous vivions des bouleversements profonds dans les prochaines années)
  • Avons-nous vraiment besoin d’un diplôme pour réussir notre vie ?
  • Et j’en passe …

Vous avez envie que votre enfant réussisse sa vie non ? Alors commencer tout de suite à épargner pour les études de vos enfants. Sinon vous serez des mauvais parents. CQFD. C’est un peu ce que semble nous dire cet article qui m’a mis très mal à l’aise. De quoi a besoin mon enfant ? D’argent ? D’amour ? D’eau fraiche ? D’études brillantes ?

A mon avis, le rôle essentiel des parents est un rôle « spirituel » : expliquer aux enfants comment vivre une vie « bonne » (et non pas une bonne vie), tournée vers le bien et la progression personnelle. Et ça, ça ne s’apprend pas à l’école ou à l’université. Ca ne coûte rien mais ça prend toute une vie.

C’est ce que nous essayons d’enseigner (au sens premier du terme) chez Catal!s. La différence entre « savoirs » et « connaissances », c’est qu’on se sert de l’un (le savoir) pour alimenter le second (la connaissance – naitre avec en latin). Et vice versa. Or, aujourd’hui, on nous dit que seul le savoir nous permettra de nous en sortir, de résoudre tous nos problèmes. Et le savoir coute cher, donc il faut économiser pour le bien de nos enfants.

Je suis persuadé au contraire que c’est la connaissance qui va nous donner les armes pour affronter le monde (comme l’indique le schéma suivant) et de passer à « l’énaction ». Nous avons besoin d’une « pensée planétaire », capable d’accueillir et de discuter avec l’incertitude, d’une « voie moyenne ». Nous avons besoin d’agilité pour passer à l’action et concevoir nos vies de façon positive.

Et ça, on ne l’apprend que chez Catal!s. Ca coûte moins cher et ça rapporte plus gros …

CONNAISSANCE SAVOIR

Voilà l’extrait de l’article en question. Attention danger !

Les parents canadiens s’attendent à payer près de la moitié des études postsecondaires de leurs enfants

MONTRÉAL, QUÉBEC – (Marketwired – 25 août 2014) – Au moment où des milliers d’étudiants cheminent vers les campus du pays, BMO Gestion mondiale d’actifs dévoilait aujourd’hui les résultats d’une étude démontrant que leurs parents s’attendent à payer près de la moitié (42 pour cent) des dépenses universitaires ou collégiales de leurs enfants, y compris les droits de scolarité, les manuels et les fournitures scolaires, ainsi que les frais de subsistance.

Les autres sources de financement suivantes ont été citées :

  • aide fédérale ou provinciale aux étudiants (18 pour cent du total des coûts);
  • épargne des étudiants (17 pour cent);
  • bourses d’études (11 pour cent).

Le sondage a également démontré que moins de la moitié des parents (46 pour cent) auraient souhaité avoir davantage de soutien de la part de leur famille ou de leurs amis pour les aider à financer les études, et plus de la moitié (52 pour cent) estiment que les gens devraient contribuer à l’épargne en vue des études postsecondaires de leurs enfants plutôt que de leur offrir des cadeaux.

De plus, près de quatre-vingts pour cent (79 pour cent) des répondants s’inquiètent de la hausse croissante des coûts des études postsecondaires et 70 pour cent craignent que leurs enfants ne puissent pas se permettre de telles études.

« Comme plusieurs parents canadiens paient une aussi grande part des études universitaires ou collégiales de leurs enfants, il n’est pas étonnant que la majorité d’entre eux soient préoccupés par les coûts qui y sont associés », a indiqué Leon Jackson, vice-président, BMO Gestion mondiale d’actifs. « Le coût total actuel d’un diplôme universitaire de premier cycle peut dépasser les 80 000 $ et devrait même atteindre 140 000 $ pour un enfant né en 2014, quand viendra le temps de s’inscrire à un établissement d’enseignement. Compte tenu de l’ampleur de ces montants, plus tôt les parents commencent à épargner pour les études de leurs enfants par le biais de véhicules avantageux sur le plan fiscal, comme le régime enregistré d’épargne-études (REEE), mieux ils s’en tirent ».

Selon l’étude, les deux tiers (66 pour cent) des parents ont déjà établi un REEE pour leur enfant, ce qui représente une hausse substantielle par rapport à 2012, alors que seulement 52 pour cent des parents l’avaient fait.

Préoccupations non financières liées à la vie universitaire ou collégiale

Le sondage a également examiné les préoccupations autres que financières des parents à l’égard de l’expérience de vie de leur enfant dans le milieu universitaire ou collégial. En voici quelques exemples :

  • dénicher un emploi après l’obtention du diplôme (75 pour cent);
  • obtenir de bonnes notes (67 pour cent);
  • vivre une expérience globale enrichissante (63 pour cent);
  • rester concentré sur l’école sans trop faire la fête (60 pour cent).

« Il est évident que les parents se font déjà assez de souci quand vient le temps d’envoyer leurs enfants à l’école, sans qu’ils aient à se demander comment ils vont pouvoir payer leurs études », a ajouté M. Jackson. « Établir un REEE dès que possible, y cotiser souvent et profiter des aides gouvernementales, comme le bon d’études canadien, peut contribuer à atténuer le stress financier associé au financement des études postsecondaires ».

D’après un article de Réseau Finances

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